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 Elilith Galadriel, l'elfe humaine

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Elilith Galadriel
Ancienne Princesse de Vertbois ¤ Vagabonde
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Messages : 170
Age : 23

Fiche-personnage
Race et Origine: Elfe de la Forêt Noire
Bourse: 250 £
Equipement:

MessageSujet: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Mer 18 Aoû - 0:57


Je n'ai jamais été une véritable elfe, sans n'avoir jamais avoir été considéré comme humaine. Je ne suis personne, vagabonde condamnée à errer, reniée par mon propre peuple comme je le renie...
Elilith Galadriel

P H Y S I Q U E
« Bah voyons... Je ressemble à un elfe, tiens! Enfin pas tout à fait... »
Elilith est une elfe, ce qui implique qu'elle est plus "belle" que beaucoup d'humaines, tout en ayant un côté "sauvage" qui repousse parfois les hommes. En effet, au contraire de beaucoup d'elfes, bien qu'elle soit longiligne, ait une posture droite et noble et ait un visage finement taillé, ses cheveux blonds et courts qui paraissent toujours un peu en désordre - trop en désordre pour une elfe en tout cas - et ses yeux d'un bleu glacial peuvent faire penser qu'elle ne prend pas grand soin de comment elle se pare, comparé à pas mal d'elfes. Cela peut également être apprécié par d'autres personnes, car la jeune elfe ne prend pas grade à son apparence pour mettre plus d'efforts pour son entraînement physique justement.
Pour parler plus en détails du visage de la jeune elfe, disons qu'elle a un nez aquilin, qu'elle retrousse souvent pour montrer son dédain, son indignation ou encore son dégoût sans l'exprimer, une bouche fine, souvent tournée en un sourire malicieux ou narquois et de grands yeux d'un bleu glacial dans lequel vous verrez, à même titre que son sourire, une lueur de malice ou de défi briller.
Elilith n'est pas du genre à mettre de beaux bijoux ou de belles robes. En effet, elle ne quitte presque jamais sa tunique faite de cuir, dont elle est elle-même l'artisan, et a ces "belles" choses en horreur. Il semble en effet qu'elle tente de rejeter tout ce qui lui rappellerait de près ou de loin sa vie en tant que Merenwen. Cependant, lorsqu'il le faut, elle peut faire un effort et tente tant bien que mal de maîtriser sa tignasse (en général en les attachant d'une façon ou d'une autre) et de mettre une robe sobre. en effet, les choses extravagantes sont très peu pour elle.


M E N T A L
« Qui es-tu Elilith, toi qui n'es personne? »
Elilith se considère elle-même comme un fantôme, sans attache. Certes, elle se présente comme venant de la Forêt Noire, mais elle erre depuis un moment dans la Terre du Milieu, ayant fait plus de petit services par-ci, par-là, s'étant engagé dans deux armées différentes, s'étant battu pour deux peuples différent et ayant rendu maintes services à un peu tout et n'importe qui. Également, elle sait qu'officiellement, "Elilith Galadriel" n'existe pas. Merenwen, pour elle, étant morte, elle-même doit se forger une nouvelle identité. Elle a crée Elilith qui, pour l'instant, n'est pas encore ancrée dans ce monde. Peut-être ce nouveau nom dit quelque chose à quelqu'un, mais comme elle l'a dit à son père. "Je suis un fantôme. Je n'existe pas. Tu ne peux pas arrêter ce qui n'a jamais existé. Tu ne peux pas m'arrêter."
La jeune elfe est également quelqu'un d'ouvert d'esprit. En effet, lorsqu'elle servit le Gondor, elle n'avait aucune peine à s'entendre avec des nains, ne se fiant pas aux préjugés de son peuple et gardant tant bien que mal pour elle ses remarques lorsque les Maîtres Nains n'en faisaient pas autant avec elle. Elle n'use donc jamais des préjugés ou des rumeurs pour se faire un avis sur quelqu'un et se fera un avis sur tout et n'importe quoi par elle-même. C'est même sa devise: "Ne jamais se fier aux autres, se fier à soi-même". Car ce qui peut plaire à une personne ne peut pas plaire à une autre.
Ce qui la poussé à sortir de sa Forêt, sa curiosité, est toujours bien présente. Curieuse de tout, ayant toujours soif de plus, connaître plus, trouver plus, découvrir, cela fait d'elle une vraie aventurier Téméraire en plus de cela, elle n'a pas peur de grand chose, ou tout du moins surmonte sa peur par sa curiosité, ce qui fait qu'elle expérimentera même les choses qui peuvent la mettre en danger. A quoi bon vivre une vie monotone sans danger après tout?
Comme beaucoup d'elfes, Elilith est quelqu'un de réfléchie, mais elle se "relâche[ très souvent, disant ouvertement ce qu'elle pense, mais elle sait faire en sorte de ne pas dire ce qu'elle pense lorsque les circonstances le demandent. L'honnêteté pour elle prime sur tout le reste, bien qu'elle sache qu'il y ait plusieurs façons de le dire selon les circonstance et que se taire, n'est pas mentir.
L'une des choses que la jeune elfe recherche est très certainement une personne de son "peuple" (entre guillemet car l'on peut se poser la question si elle en a encore) est de voir des elfes plus compréhensifs, moins sûrs de leur savoir, qui ne se contenteraient pas seulement de la richesse et de la beauté de ce qu'avaient fait les elfes auparavant, mais tentent eux-même de faire des exploits. Elle recherche quelqu'un d'ouvert d'esprit et qui saurait comprendre ses actions futures et passées, mais faudrait-il encore qu'elle ait assez confiance en cette personne pour lui dévoiler son passé.
Car oui, la jeune elfe ne se confie pas facilement. Certes, elle ouvre les bras à tous s'ils veulent l'accompagner, mais pour devenir son "ami", il faut bien plus qu'un petit moment passé avec elle. Il faut que son opinion se soit posée sur quelque chose de positif, que vous gagniez sa confiance et son respect. Dès lors, petit à petit, elle s'ouvrira à vous, dévoilant des pans de ce qu'elle était.
Les elfes, en général, ne sont pas les génies de l'adaptation et sont plutôt lents pour ce genre de chose. Cependant, l'elfe semble avoir une facilité à s'intégrer (faudrait-il cependant que les personnes veuillent bien d'elle) grâce à sa facilité à converser et son comportement parfois un peu masculin. On pourrait la qualifier de "garçon manqué" ou encore d' "extravertie", ce qui expliquerait sa facilité à s'intégrer au sein de l'armée Gondorienne il y a des années de cela.
Elilith a une faiblesse, comme tout le monde. C'est probablement le faite qu'elle se soit tant accroché et attaché à un être humain mort il y a bien longtemps de cela. Son simple nom, lorsqu'il est évoqué, peut lui donner un effondrement mental. Son visage se transformera en pierre, mais ses yeux s'empileront d'une profonde tristesse, elle aura le cœur serré et les larmes aux yeux et elle s'en voudra des milliers de fois intérieurement de ne pas avoir tout de suite suivi l'amour de sa vie: Caïn.


H I S T O I R E
Merenwen. La jeune fille de la fête. Un nom qui n'avait pas été très recherché, un nom comme un autre, et pourtant un nom bien plus connu que celui que la jeune elfe choisira elle-même bien plus tard. Car oui, qui dans la Forêt Noire ne connaissait pas le nom d'un des membres de la famille royale? Car oui, elle était, fille du neveu du roi Thranduil. Une personne peu importante, quelqu'un qui n'avait rien fait de sa vie, mais simplement connue pour son sang. Son nom, au bord des lèvres des elfes, était connu. Mais elle n'était personne. Elle n'était qu'une petite princesse parmi tant d'autres, n'ayant rien accomplit et qui n'accomplirait probablement rien, comme l'avait prévu son père.

Car oui, Glorfindor, en plus de son avarice et son imagination peu présente pour trouver de nom, n'avait qu'un seul projet pour sa fille: faire d'elle une elfe convenable, noble comme le devaient être les elfes, prêtresse ou guérisseuse, une fille qui n'accomplirait rien, si ce n'est épouser et donner des enfants. C'est en ceci que certains elfes se rapprochaient des humains, car ils traitaient leurs descendants comme s'ils n'étaient rien d'autre que du bétail. Mais les elfes, dans leur "sagesse" ne se rebellaient que rarement, alors que les hommes, arrivée l'adolescence, ne faisaient que ça. Mais la vie d'un elfe est longue, très longue. Il leur suffit donc d'ouvrir les yeux à un moment ou à un autre.

Dès son plus jeune âge, même lorsqu'elle n'était qu'une enfant, son père la traitait comme une véritable princesse, lui imposant cependant ce qu'il voyait comme des "cours obligatoires pour son bien-être futur". Alors que la jeune fille, destinée par son père à devenir guérisseuse, ne voulait qu'une chose: sortir dans la forêt noire pour, avec d'autres jeunes elfes, découvrir le monde - ou tout du moins son petit monde qui, à cette époque, n'allait pas plus loin que la Forêt Noire. Mais ce n'était apparemment pas ce que l'on attendait d'elle. Et comme toute gentille petite elfe, elle fit ce qu'on lui demanda, jusqu'à ses 80 ans environ.

En effet, jusqu'à 80 ans, la jeune femme se pliait aux exigences de son père, de sa cour, de ceux qui l'entouraient. Elle était ce que l'on peut appeler un bon élément, prête à faire ce qu'on lui demandait. Elle était devenue ainsi une dame elfe, sachant recevoir, être courtoise, écouter et être bonne et juste. Elle savait danser mieux que toute elfe, chanter et jouer mieux qu'eux, et c'était la fierté de son père. Une bonne petite fifille obéissante qui faisait tout ce qu'il désirait. Tout du moins, jusqu'au jour où elle le rencontra.

Lui, c'était un humain. Des êtres passionnants, tant par leur ardeur de vivre que par l'amour qu'ils avaient à donner. De plus, il était un voyageur, quelqu'un qui voulait tout découvrir, quelqu'un qui avait beaucoup voyagé. Lui, qui était né fils de boulanger à Gondor était devenu un fin épéiste au gré de ses voyages. Il était devenu ce qu'il avait désiré être, bravant l'autorité parentale, bravant ce que l'on attendait de lui, devenant ce que lui voulait devenir. Son nom était Caïn et il arriva, lorsqu'elle avait 81 ans exactement, à la forêt Noire, rendre visite aux elfes.

Si Merenwen le rencontra, c'était un pur hasard. Elle se baladait dans le village qu'elle connaissait tant, et lui racontait à des enfants captivés ses voyages, qu'il embellissait quelque peu. Allez savoir si c'est son apparence - ce charme qui se dégageait de lui et son air un peu sale et fatigué mais passionné - ou bien les histoires du monde extérieur que Merenwen n'avait jamais vu qui l'attiraient vers lui inexorablement. Tout ce que l'on peut dire, c'est que peu après cette rencontre, la petite princesse l'invita à passer son séjour chez elle, où elle lui demanda de raconter plus de ses aventures, lui décrire le monde extérieur. C'était le début du changement, c'était le début des problèmes aussi.

Probablement que la première erreur de Glorfindor avait été de laisser sa fille faire, de la laisser rester avec Caïn, rester en sa compagnie. Celui-ci avait vraiment une "mauvaise" influence sur elle. en effet, il lui expliquait sans cesse qu'elle n'était qu'une colombe enfermée dans une cage d'orée, qu'elle pouvait se libérer si elle le voulait, comme lui l'avait fait. Doucement, mais sûrement, il modifiait sa façon de penser. Et elle, tout aussi doucement, se mit à éprouver cet étrange sentiment qu'une femme peut ressentir pour un homme: l'amour. C'est ainsi, qu'autant il voulait partir au loin avec elle pour continuer ses aventures à ses côtés, autant elle tentait de le faire rester par tous les moyens. Tous deux ne pouvaient sembler se détacher l'un de l'autre.

C'est là que nous en venons à la deuxième erreur du future monarque de la Forêt Noire: il les sépara. Oui, Caïn fut forcé de partir, un an et demi après son arrivée, laissant derrière lui la jeune princesse elfe, retournant vers ses voyages et ses aventures. La jeune elfe qui apprit son départ, sans même qu'il ne lui dise au revoir, fût dévastée. Pendant plusieurs jours, elle se morfondit dans sa chambre, refusant d'en sortir, souhaitant le retour de celui qui avait fait battre son cœur. Mais son comportement changea du jour au lendemain, la jeune elfe redevenant "normal" d'un seul coup.

Ce qui s'était réellement passé? Merenwen avait eût vent, par l'un de ses fidèles serviteurs, que son père était le cause de tout. D'abord dévastée par la colère et l'incompréhension, elle se rappela alors de ce qu'avait dit Caïn: elle était prisonnière des désirs de son père. C'est à ce moment exactement, lors de cette prise de conscience, que doucement mais sûrement, la révolta s'installa. Il lui fallait simplement attendre le bon moment. Elle se promit cependant de ne pas haïr son père, mais elle ne pouvait plus le voir comme un simple patriarche. Elle le méprisait, ne le voyait plus comme digne d'être nommé père, mais faute de mieux, feignit l'hypocrisie polie en public.

En secret, alors que son père croyait toujours qu'elle n'était qu'une Dame elfe sage comme les autres, elle prit des "cours" à l'extérieur, grâce à l'aide de ses domestiques. Tir à l'arc, maniement de l'épée, découverte de la Forêt Noire... Tout ceci pendant 46 années. Pendant 46 longues années où elle s'entraîna de son mieux à devenir une personne pouvant voyager seul et se débrouiller en Terre du Milieu, malgré les voleurs, criminels, orcs et gobelins divers qui pourraient lui tomber dessus au loin de sa terre natale protectrice.

Les elfes sont lent à l'apprentissage, car ils ont tout leur temps. C'est ce que tout le monde dit, c'est ce que tout le monde croit. Mais un elfe qui souhait à tout prix sa liberté et qui sait comment l'obtenir peut apprendre relativement vite. Toujours pas aussi vite qu'un humain, mais pour un elfe n'ayant jamais touché une arme de sa vie, 46 ans était vraiment peu de temps pour obtenir une telle maîtrise de ces armes. Cela étonnait même ses professeurs, car rapidement elle rattrapa leur niveau, ce qui les rendit fiers de leur Dame.

Ce qu'ils ne savaient pas pourtant, c'est pourquoi elle faisait ça. Pourquoi es-ce qu'elle se trouvait toujours trop lente, pourquoi elle ne se trouvait pas assez bonne à chaque tir ou à chaque coup d'épée. Ils ne savaient pas non plus que, plus les années passaient, plus sa soif d'aventure - nourrit par ses souvenirs des aventures de Caïn - grandissait et plus elle se mettait à mépriser celui qui lui avait tout refusé. Personne ne savait non plus que Merenwen, autrefois si fier de son peuple, se documentait sur ce qu'ils avaient accompli et observait ce qu'il se passait et peu à peu sa mentalité changeait. Le peuple des elfes n'avait plus que sa longévité pour être fier, car depuis des années ils n'avaient plus rien fait. Malgré ce qu'elle entendit sur Sir Legolas, rien ne la fit changer d'avis, car même lui fût, pendant la guerre de l'anneau, le membre de la communauté qui fit le moins. Certes, il avait été un bon guerrier, s'était battu pour son peuple et les autres et avait été noble. Mais à part être noble et fiers d'une sagesse que les humains semblaient pouvoir acquérir eux-même avec le temps, les elfes ne paraissaient être que des êtres décadents.

C'est comme ça que la Dame Elfe commença à s'éloigner de son peuple, de l'amour qu'elle leur portait. elle n'était plus fier d'être un elfe, ne le voyant que comme un privilège lui donnant une longévité hors-norme. Non, les elfes n'étaient plus rien, ils n'apportaient rien à la Terre du Milieu, n'ayant même jamais réussi à reconquérir correctement leurs terres ni à les défendre. Peut-être étais-ce quelque peu défaitiste, peut-être que tout ceci n'était que le fruit de son mépris envers son père, mais ce qui est sûr c'est ce que Merenwen attendait était une occasion pour partir. Et elle l'eut quelque temps plus tard, avec l'annonce du couronnement de son père.

[...]
Merenwen ne comprenait pas. Elle ne comprenait tout simplement pas comment le roi des elfes, son grand-oncle Thranduil qu'elle respectait tant avait pu faire un choix aussi vain. C'était inconscient de sa part que de donner sa couronne à son neveu. Merenwen en vraie princesse? Mais de qui de moque-t-on? Lui qui était si avare, si fermé d'esprit, lui qui n'était qu'égoïsme, comment pouvait-il être juste et bon envers son peuple?

Folle de rage, la jeune elfe dans sa longue robe encombrante et blanche, suivie par ses cheveux trop longs blonds se dirigeait vers la salle où se trouvait son grand-oncle. Elle avait toujours eût de bonnes relations avec lui, même s'il était Roi de la Forêt-Noire et elle n'était que sa petite nièce, il al traitait comme sa propre fille. elle n'avait donc pas bien peur de venir devant lui, en colère comme elle était, pour lui dire le fin fond de sa pensée. Certains diront qu'en tant que bon elfe, elle n'aurait pas dû réagir ainsi et être calme, mais déjà à cette époque, la jeune femme ne se croyait plus tout à fait elfe et ne prenait cet air neutre seulement en public.

C'est donc comme une furie qu'elle pénétra la salle où se trouvait son grand-oncle, faisant ainsi sursauter tous les soldats qui levèrent leurs armes ou les sortirent, certains la descendants alors immédiatement en voyant qui venait d'arriver et d'autres, hésitant encore quelque peu - car il est vrai que la colère et les yeux menaçant de Merenwen n'aidait pas à les rassurer - jusqu'à ce que le Roi leur fit signe de ranger leurs armes. La jeune elfe s'avança alors vers son roi, fit une rapide signe de respect avant de s'exclamer d'une voix outrée:


"Sire! Je ne doute pas de votre sagesse, mais tout de même! Nommer mon père ROI?!
- Voyons Dame Merenwen, n'avez-vous donc pas un peu plus de considération pour votre père?"

Bien qu'il se soit exclamé sur un ton de plaisanterie, elle savait qu'il était sérieux et avait raison. De toute évidence, il s'attendait à cette réaction de sa part, ce qui ne le gênait apparemment pas non plus. La jeune elfe était déchirée entre les questionnements qu'elle avait - sur son choix de nommer son père Roi et pourquoi il semblait tant s'amuser de sa colère - et l'impression qu'elle avait que le Roi la connaissait mieux que quiconque et connaissait déjà tous les projets qu'elle avait depuis plus de 46 ans.

"Mais, vou... Merenvwen inspira profondément, sous l'œil réprobateur de son grand-oncle. elle devait se calmer, car ils étaient en présence de trop de monde. Et puis, rien ne servait d'agresser le roi. Elle se calma avant de poursuivre. Mais pourquoi ne pas donner la couronne à votre Fils? Ou a un autre membre de notre famille? Mon père est avare et égoïste, il ne vit que pour être entouré de domestiques! Il ferait un Roi pitoyable!
- Ne crois-tu que c'en est à moi d'en décider? Allons, calme tes ardeurs Merenwen et viens par ici.

Thranduil lui fit signe d'approcher, ce que cette dernière fit, s'agenouillant près du roi. Ce dernier lui prit son menton entre le pouce et l'index et regarda son visage. Il lui sourit doucement, presque tristement, puis lui fit signe de se relever. Il l'observa encore avant de lui dire quelque chose qui signifiait le début de son aventure:

"Je vois dans tes yeux la même lumière que celle qui brillait dans ceux de Dame Arwen lorsque je l'ai rencontré et dans ceux de Legolas lorsqu'il est revenu. Tu as tellement soif de liberté que tu en as presque perdu ta nature, Merenwen. Tu souhaites partir à l'aventure pour trouver ce pour quoi tu es née, mais tu ne dois pas oublier qui tu es..."

Il lui déposa un léger baiser sur le front avant de lui faire signe de partir. Ébahie, la jeune femme sortir de la salle, fixant le vide. Il venait de lui donner sa bénédiction. Elle pouvait partir, c'était le moment. Un léger sourire sur les lèvres, l'elfe retourna d'un pas précipité vers ses appartements, y faisant un pauvre sac avec de quoi tenir quelques jours. elle retira sa robe encombrante, tous ses bijoux, tout ce qu'elle avait de précieux. Elle se regarda alors dans un miroir et fixa ses longs et beau cheveux blonds. La fierté des elfes... Empoignant un coutelas, elle les empoigna et les coupa court, les laissant retomber légèrement sur son visage. À partir de maintenant, elle aurait les cheveux courts. Un dernier sourire se traça sur ses lèvres pour son égard, et elle sortit en trombe de ses appartements, prenant avec elle un cheval, sortant du refuge du village, partant encore plus profondément dans la Forêt Noire.
[...]

Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, Merenwen ne se dirigea pas directement vers le monde extérieur, mais s'enfonça plus encore dans la Forêt Noire, abandonnant rapidement son cheval pour pouvoir vivre loin du village, dans les profondeurs obscures de la Forêt Noire. Certes, elle savait qu'elle y découvrirait des araignées et des Orcs plus au sud, mais c'était pour elle comme une initiation, un passage obligatoire avant d'avoir la permission de se jeter dans le monde extérieur, très loin du réconfortant village.

Pendant plusieurs années, seule avec son épée, son arc et ses flèches, fabriquant toujours de nouvelles flèches, récupérant les anciennes, combattant des araignées et parfois, lorsqu'elle s'aventurait plus au sud, des Orcs, la jeune fille apprit à se débrouiller sans l'aide de personne. Elle avait bien failli abandonner plusieurs fois, car parfois la faim et la soif la tiraillaient, mais d'une façon ou d'une autre, elle réussit à s'adapter.

Grâce à cela, elle acquit même de nouvelles compétences. A force d'être seule et toujours sur ses gardes, elle apprit à devenir une bonne chasseuse, toujours à l'affût, développant son ouïe de telle sorte qu'elle puisse entendre un danger arriver bien plus tôt que la plus part des elfes. Développant également son odorat, lui permettant de sentir le danger, de savoir si la bête qu'elle poursuivait été blessée et donc plus facile à abattre. A force de chasser les animaux, grâce à ses flèches, elle apprit également à tirer dans des zones à visibilité réduite, lorsque des choses étaient camouflées.

Merenwen, grâce à sa vie dans la forêt, au faite qu'elle dusse souvent grimper dans les arbres, se lancer de l'un à l'autre, marcher sur les branches ou courir pour chasser ou fuir, parvint à acquérir un sens très élevé de l'équilibre. Avez-vous déjà essayé de marcher à une vitesse normale sur une branche mince et qui risquerait à tout moment de craquer? Eh bien à la fin de son séjour dans la forêt, elle parvenait à le faire sans problème.

La forêt et ses habitants, les animaux, bien plus qu'un lieu où elle pouvait se nourrir, bien plus qu'un simple lieu d'apprentissage, lui fournissait de l'aide constante. Grâce à l'observation qu'elle pouvait faire d'eux, grâce à la proximité qu'elle avait avec les animaux, l'elfe arrivait à comprendre ce qu'ils faisaient, le langage qu'ils utilisaient. Durant son séjour, elle acquit même la faculté de se faire comprendre par les animaux. Certes, ce n'étaient que le langage du corps, des hormones, des sons, mais c'était une compréhension quasiment magique.

On aurait presque pu croire que Merenwen avait oublié ce pour quoi elle était partie du monde extérieur. Ce n'était certainement pas pour s'enfermer dans la Forêt, aussi magique soit l'expérience. Et c'est ainsi qu'une cinquantaines d'années après qu'elle se soit enfouit du palais royal, la jeune femme sortit enfin de la Forêt Noire. La première chose qu'elle fit fût de se rendre à Fondcombe, où elle fût chaleureusement accueillie simplement à l'appellation de son nom. apparemment, personne n'avait oublié le nom de la princesse Merenwen. Ce n'était pas bien étonnant pour des elfes, une petite cinquantaine d'années n'étant pas bien long.

Là-bas, elle reçut des nouvelles de toute la Terre du Milieu, des soins et un logement lui furent prodigués. elle refusa les bijoux et les robes que l'on voulait lui procurer, mais accepta que l'on fasse de ses cheveux - que tout au long de son séjour dans la forêt elle avait gardés courts - une coupe plus pratique pour elle, ces derniers ne cessant d'aller devant ses yeux. Alors qu'elle voulait repartir, le jour même, Fondcombe se fit attaquer.

Au côtés des autres elfes, elle se joignit à la bataille, se battant aux côtés de la Dame V'ala, prête à défendre ce qui fût son refuge et qui l'accueillit si chaleureusement pendant plusieurs jours. Elle voulait également remercier une dernière fois son peuple, une dernière fois être une princesse, mais une princesse ayant accompli quelque chose. Une princesse s'étant battu pour son peuple. Car c'est ainsi que tous devaient se souvenir de Merenwen. Une valeureuse princesse elfe, qui lorsque son peuple fût attaqué, se battit à leurs côtés. Après cet évènement, Merenwen disparaîtrait. Car après tant de temps, il fallait qu'elle change de nom, le nom qu'elle portait actuellement n'étant pas représentatif de ce qu'elle était devenue. De ce qu'elle était.

[...]
C'était juste après la bataille que les elfes d'Imladris avaient menés, juste après leur victoire. Merenwen était entrain de refaire le sac qu'elle avait défait précipitamment pour partir se battre au côté de ce peuple. Cependant, elle n'arrivait pas à se défaire de l'idée qu'elle avait en tête. Voulait-elle réellement disparaître? Elle avait eût tant de plaisir à combattre avec son peuple! Mais constamment, elle se rappela des regards qu'on lui avait jeté à son arrivée. Elle n'était plus vraiment une elfe. Elle s'était coupée les cheveux, était partie de chez elle, avait développé tous ses sens au combat et à la vie solitaire. Elle n'était déjà plus une princesse, plus dans son âme en tout cas.

Ses mains tremblaient légèrement. Même si cela faisait des années qu'elle était partie du Palais Royal, qu'elle avait vécut dans la forêt, elle n'avait jamais été aussi loin de chez elle que ce qu'elle serait pour les prochaines années. Tout ceci la préoccupait tellement, que même si elle savait que quelqu'un était entré dans sa chambre, elle n'y fit pas vraiment attention. tout du moins, jusqu'à ce que cette personne ne parle.


"Vous nous quittez déjà Princesse?
- Ne m'appelez plus ainsi Dame V'ala...
Merenwen se retourna vers l'elfe qui venait d'entrer. Je ne suis pas une princesse.
- Vous l'êtes, Merenwen.
- Merenwen l'est. Moi je ne le suis pas."

L'incompréhension se reflétait dans les yeux de la Dame elfe, alors que Merenwen la gratifia d'un sourire triste. Comment lui expliquer que Merenwen était morte le jour même où son père l'avait séparé de Caïn? elle était morte dans un chagrin et dans de la rancune envers son géniteur, et à sa place avait grandi quelque chose de nouveau, de plus fort. Elle se rappelait encore des paroles de son grand-oncle: "N'oublie pas qui tu es". elle ne l'avait pas oublié. Elle ne le savait simplement pas. Il fallait qu'elle cherche, qu'elle trouve qui elle est. Car ce qu'elle avait été n'existait désormais plus et il était trop tard pour faire machine arrière.

"Si vous n'êtes pas Merenwen, alors qui êtes-vous?
- Je...
Un moment d'hésitation. elle ne le savait pas, mais elle savait ce qu'elle avait à faire. Tout ce que je peux vous dire Dame V'ala, c'est que Merenwen est morte, bien que je préférerais que l'on dise qu'elle ait disparu. Je ne suis peut-être plus personne, ou tout du moins je ne sais pas encore ce que je suis.
- Si Merenwen a disparu après le combat que nous avons mené, qui est l'elfe qui se présente devant moi?
Ce n'était même pas un reproche, car elle l'avait dit avec son sourire. Elle la comprenait, tant bien que mal et semblait la soutenir, elle était même entrain de lui donner un nouveau départ, en quelque sorte. La possibilité de se renommer. L'elfe réfléchit un moment, ne sachant que dire, avant de lui rendre son sourire.
- Je me nomme Elilith. Elilith Galadriel, vagabonde originaire de la Forêt Noire."

Les deux elfes échangèrent un sourire chaleureux, des salutations ultimes, avant que la nouvellement nommée Elilith n'empoigne son sac, remercie une dernière fois celle qui l'hébergeait depuis peu, la remercia pour le cheval qu'elle lui donna et partit au loin, au galop, pressée de découvrir ce qu'un vieil ami lui avait conté, il y a bien longtemps...
[...]

Suite à cette entrevue, Elilith partit pour voyager quelque peu. Durant son voyage, elle tenta de retracer les pas de celui qu'elle avait tant aimé il y avait une petite centaine d'années. Certes, elle s'imaginait qu'il était mort de vieillesse, mort en voyageant, en tant qu'aventurier. Mais au fil de ses vagabondages, de ses voyages, elle découvrit que celui qu'elle aimait tant avait été tué. Tué un an après qu'il soit sortit de la Forêt Noire. Dès lors, la jeune fille se rendit là où il avait été enterré: le Gondor.

Tout ce vagabondage, pour suivre les traces de Caïn, lui avaient prit un peu moins de vingt ans. Vingt petites années où elle se souvenait de ce qu'il lui avait été raconté par l'être qu'elle aimait. Elle vit la comté, le Rohan, les Monts, mais elle évita tout de même de se mélanger aux nains et de pénétrer leurs territoires, de peur de les offenser de par sa présence. C'est vrai, les nains n'aimaient pas les elfes, à même titre que les elfes n'aimaient pas les nains, non?

Mais c'est ainsi que la jeune elfe atterrit au Gondor. Là-bas, elle entendit parler du roi du Gondor et apprit à connaître les humains, les Gondoriens plus précisément. elle voyait en eux la fierté, une très grande fierté presque aussi exagérée que celle du peuple elfe, mais aussi de l'ambition, de l'action. Tous autant qu'ils étaient n'hésitaient pas à servir leur peuple, faire ce dont ils avaient toujours rêvé. elle retrouva un peu dans chacun d'entre eux ce que Caïn avait été: la même flamme brillait dans leurs yeux.

La jeune elfe apprit ainsi à ne plus s'exprimer qu'en Westron, laissant le Quenya et le Sindarin de côté, ne parlant même aux elfes de cette langue "peu noble". Fascinée par les humains et subjugée par ce qu'elle entendit du Roi, elle se fit enrôler dans l'armée du Gondor. C'est ainsi, qu'en 223 QA, alors qu'Elilith avait 201 années, elle se battit aux côté des humains de l'armée du Gondor contre le Gens du Charriot. Pendant la guerre, elle se fit beaucoup de connaissances, réussit malgré sa provenance et le peu d'expérience qu'elle semblait avoir, faire ses preuves. Elle s'avéra très utile, tant par son ouïe et son odorat sur-développé que par son habilité à l'arc et son comportement qu'elle avait avec les hommes. Son état de femme ne gênait les mâles en rien, car elle savait se faire respecter d'une façon ou d'une autre et, surtout, de s'intégrer dans l'armée.

Ainsi, elle resta même après la bataille dans l'armée et eût la chance de devenir capitaine du Gondor. Ce fût un honneur pour elle d'être le capitaine d'un équipe d'hommes qui étaient braves et l'avaient déjà soutenue leur de la bataille en 223 QA, s'en fût un encore plus grand lorsqu'elle pût les commander dans une vraie bataille, une dizaine d'années plus tard, lors d'une autre bataille. Certes, il y eut beaucoup de pertes, même au sein de l'unité d'Elilith, ce pour quoi elle s'en voulut encore longtemps après, étant persuadée qu'elle aurait pu éviter certaines des pertes, mais elle avait pu servir une cause qui lui semblait juste, elle avait pu servir un Roi qu'elle avait vu comme le sien, elle avait pu combattre au côté d'un peuple qui semblait être le sien. du moins pour un temps.

En effet, elle apprit que le roi du Gondor, Tarondor, était blessé, perdant l'usage de ses jambes. Elle se prophétisa pour elle-même qu'elle devrait bientôt (en sachant qu'une cinquantaine d'années pour un elfe c'est rien du tout) quitter le Gondor et son armée. Effectivement, si le père avait été un bon Roi, rien ne lui garantissait que son fils n'en ferait autant. Il n'y avait qu'à voir son père et son grand-oncle. Le premier était un roi incapable, le second avait été bon avec son peuple et elle l'avait toujours considéré comme son Roi. Le chois était donc fait: à la mort de Tarondor, Elilith partirait, sortant de l'armée du Gondor et reprenant sa vie de vagabond.

Ainsi, quarante-huit ans plus tard, lors de la mort de Tarondor II, Elilith quitta son poste de capitaine du Gondor, ayant préalablement prit soin de quitter en bonne et due forme ses hommes et ceux pour qui elle avait servit, recevant - ce qui l'étonna - en cadeau un tout jeune cheval - qu'elle échangea plusieurs années plus tard contre son cheval actuel, Neldor, après l'un des services rendus à une famille d'écuyers - et les vœux les plus chers de ceux qui, en ces quelques années, étaient devenus ce qui se rapprochait le plus d'amis et même, d'une famille.

Elilith s'en sortait plutôt bien. Tout le temps depuis qu'elle avait quitté son père, elle s'en sortait parfaitement bien. Et, puisque c'était son père, puisqu'au fond d'elle-même elle souhaitait qu'elle lui manque quelque peu, qu'il veuille d'elle auprès de lui, elle se décida à aller le voir, au Palais Royal de la Forêt Noire. elle voulait lui prouver qu'elle s'en sortait parfaitement bien sans lui.

[...]
La Forêt Noire. Elle ne savait pas qu'un lieu pouvait évoquer tant de souvenirs, aussi douloureux ou tristes soient-ils. Elle ne savait pas qu'en ce lieu, son visage était encore bien connu. elle ne savait pas qu'ici, elle était encore Merenwen, mais elle s'en rendit bien vite compte. La première chose était les regards que l'on lui portait. D'abord inquiets et emplis de dégoûts, à cause de ses cheveux quelque peu en bataille et son armure de cuir, puis la surprise pour ceux qui reconnaissaient sous son visage leur princesse. Et puis, les soldat la laissèrent passer, la laissèrent entrer dans le Palais Royal, sans qu'elle n'ait à dire son nom. Elle fût même annoncée à son père, le Roi. Ou plutôt, Merenwen avait été annoncée au Roi.

La jeune elfe se présenta devant son père, ne le saluant que mollement. Elle le fixa alors dans les yeux, plusieurs minutes, sans qu'aucun des deux ne pare. Dans les yeux de Glorfindor, elle voyait du soulagement, peut-être un peu de joie. Alors elle lui aurait tout de même quelque peu manqué? C'était son père, un enfant manque même au plus cruel des hommes.


"Meren...
- Ce n'est plus mon nom."

Elilith avait coupé son père dans son élan et lui avait parlé en Westron. On pourrait se demander si c'était un réflexe ou une manière de lui montrer qu'elle n'avait aucun respect pour lui, ou peut-être un peu des deux. Le plus âgé des elfes serra des dents, faisant signe à tous ceux présents dans la pièce à part Elilith de partir. La salle se vida rapidement et, les dents serrés, le père regarda sa fille. De la colère. C'était ce qu'il y avait dans les yeux du Roi. Sa propre fille ne lui affichait aucun respect.

"Impertinente! On dirait que ce Caïn t'a souillé plus que ce que je ne pensais!
- NE PRONONCE PAS SON NOM!
La jeune fille avait crié, encore en Westron. Il n'avait pas le droit. De la colère, elle aussi le ressentait et de la rancune. Ce n'était pas de la haine, elle ne pouvait haïr son père. Mais étais-ce seulement encore son père? Je te l'interdis. Tu n'as pas le droit. Tu souilles son nom.
- De quel droit tu me parles sur ce ton, je suis ton père! Et ton Roi qui plus est!
- Tu n'es pas plus ton roi que je suis encore ta fille. Je ne suis plus Merenwen, elle a disparu il y a des années lorsque tu es devenu Roi. Je ne suis plus ta fille. ta fille est comme mort. Oublie-la. L'elfe qui se trouve devant toi est Elilith Galadriel, ancien capitaine du Gondor, elfe de la profonde Forêt Noire. Je ne suis plus une princesse. Je ne serais plus jamais ta fille."

Elilith avait changé de langue, mais son ton était ferme, agressif presque. Il fallait qu'il comprenne, qu'il accepte. Mais il ne sembla pas le faire. Se relevant de son siège, il se dirigea vers elle, les dents encore serrées. Il avait de la peine, même en tant qu'elfe, de contrôler ses émotions. Étais-ce la vue de sa fille disparue qui lui tenait tête? Ou le faite qu'elle lui montre si peu de respect, à lui, le Roi?

"Continue ainsi et je te ferais arrêter. Tu resteras ici, là où tu as toujours été, tu resteras Princesse de la Forêt Noire.
- N'as-tu donc pas compris, père?
Elilith avait prononcé ce mot d'une telle façon que Glorfindor en tressaillit. Étais-ce parce que c'était du Westron? Ou bien parce qu'il ne l'avait plus entendu prononcer ce mot avec une telle hargne depuis longtemps? Je suis un fantôme. Je n'existe pas. Tu ne peux pas arrêter ce qui n'a jamais existé. Tu ne peux pas m'arrêter. Son père était ébahi, ne savait que dire. Il venait de lui dire une réalité qu'il ne pouvait pas croire. elle avait raison tout en semblant être folle à lier. Elilith Galadriel n'a pas de passé. Je n'ai pas de passé. Et Merenwen n'existe plus. Il faudra te faire une raison. Si je suis venue c'est pour te dire que j'allais bien. -Alors vis en paix avec toi-même, car même s'il me le semble difficile, je te pardonne de tout ce que tu as pu faire de faux avec moi. Je te pardonne de m'avoir retiré celui que j'aimais. Je te pardonne, car tu es mon père et qu'aujourd'hui est le dernier jour où tu le seras. Adieu."

La jeune femme s'inclina plus respectueusement, avant de tourner les talons et faire mine de sortir du Palais Royal. Elle hésita un instant, se retourna, alla vers son père et fit un geste typiquement humain: elle prit son père dans les bras. elle l'embrassa, avant de s'incliner à nouveau et partir d'un pas précipité, laissant son père, le Roi des Elfes, dépité, derrière elle, une dernière larme coulant de sa joue, pour son père.

[...]

Suite à cet épisode, elle repartit pour vagabonder, encore et toujours. Ainsi, elle fit des rencontres, en apprit plus sur l'être qu'elle avait aimé, suivit ses pas et ses aventures, faisant des services par-ci par-là. C'était ça, être libre, ne pas avoir d'attache, bien qu'elle cherchait toujours où s'attacher. Elle attendait que certains fassent leur preuves, que l'on vienne à elle où qu'elle trouve où aller. Elilith attendait également de trouver qui elle était. Ce qu'elle était. Parce qu'elle n'était personne pour l'instant. rien qu'une elfe n'ayant pas de passé, un nom qui ne voulait pas venir. Rien qu'une elfe venant du fin fond de la Forêt Noire. Rien qu'une insignifiante, petite Elfe. Elle n'était qu'Elilith, elle n'était personne.



Équipement:
Un arc blanc elfique, souple et facilement maniable, une épée elfique simple, une armure complète simple faite de cuir dont elle est elle-même l'artisan et de simples flèches aiguisées. Elle a également un cheval brun du Gondor nommé Neldor.
Capacités de votre personnage :
Elilith est pourvue d'un habilité à l'arc commune à énormément d'Elfes, bien que l'on puisse la voir comme un archer relativement bon parmi ses semblables. Elle a également un sens de l'odorat, de l'ouïe et de l'équilibre plus grand que la plus part des elfes de la forêt noire, ce qui lui confère une agilité plus grande. Une autre compétence, plus "exotique" serait de comprendre le langage (corporel) animal. Pas dans le sens qu'elle sache leur parler, mais elle peut communiquer avec eux de par leurs gestes, comprendre leur humeur, ce qu'ils veulent "dire".

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Comment avez-vous découvert Bienvenue en Terre du Milieu ? Grâce à deux clampains, dont un hobbit et un modo admin flemmard x)
Qu'est-ce qui vous a amené à vous inscrire sur ce forum plutôt que sur un autre ? Hum, je connais pas d'autre forum LSdA Wink

Une autre petite chose: J'ai fait intervenir V'ala dans ma présentation. C'est un passage assez court (j'ai fait exprès pour pas risque de commettre un impaire en jouant ce personnage en tant que PNJ) et je suis désolée d'utiliser ce personnage comme ça, mais si ce passage ne te convient pas, je le supprime ou le change sans aucun problème x)


Dernière édition par Elilith Galadriel le Ven 27 Aoû - 20:33, édité 4 fois
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Elilith Galadriel
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Jeu 26 Aoû - 19:36

Oyez Oyez! ma présentation est officiellement TERMINÉE! Tous mes fans vous pouvez poster sans retenue pour me dire ô combien ma présentation est parfaite ou bien, les admins peuvent la critiquer, tant par son contenu (qui peut avoir des failles je l'admet) que par sa longueur. Su ce Valarion, je te souhaite bonne lecture hein Wink
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Kaleth
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 17:01

Bon, puisque personne ne répond, je m'en charge.

Que dire ? Que faire ? Est-ce que c'est vraiment à moi de critiquer ? Hum... Valarion saura mieux répondre que moi, tu as raison =)

Et puis, je ne suis pas objectif ^^ Je suis fan de la présentation du post, je suis fan de l'histoire, je suis fan du perosnnage entier, je suis fan de tout ! xD Donc je me tais x)

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Elilith Galadriel
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 18:19

Merci Kaleth d'avoir tout lu, ça me fait du chaud au cœur! =D Et merci d'être fan de mon personnage et de mon histoire, j'apprécie de la part du Maître Assassin que tu es x)
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 18:27

Quel dommage...

Une fiche si bien écrite, une rédaction qui a dû te prendre un temps énorme... Tout ça pour devoir tout recommencer depuis le début. Je suis désolé, je sais que le roi actuel du Royaume Réunifié est un mauvais roi contrairement à son père mais bon... voilà.

Tu as osé prétendre que le fils de Tarondor pourrait être un mauvais roi, je ne peux tolérer un tel affront !

Allez, fiche validée Very Happy

Wink

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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 18:31

Non, elle l'insinue pas, elle dit juste qu'il a pas encore fait ses preuves et que dans son esprit, il n'est pas encore au niveau de son père. Après, plus tard, elle pourrait très bien reconnaître ta grandeur et te jurer fidélité x)

Donc si j'ai bien compris, je suis bien validée sans que tu n'aies rien à redire? Cool =D
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Manwë
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 19:36

Lorsque j'ai lu ta présentation, je n'avais qu'un mot en tête : Originale !
Certe il a des imperfections orthographiques et lexicales qui m'ont géné mais devant un telle qualité, je ne peux pas contredire ce qu'ont affirmé mes deux confrères même si l'un d'eux a quelque peu déraillé aujourd'hui.

Rentrons un peu plus dans les détails car il a quelque chose qui me frappe. Tu balayes d'un coup de main l'image que j'avais et que d'autre avaient certainement, des elfes. Tu modifies cette magie que Tolkien avait mis en cette race. Ce sont des forces de la nature, des êtres purs et surtout ce sont les Premiers-Nés. Tu offres une image différente que l'on peut avoir d'eux, une image qui me trouble un peu.
L'iconoclastie de ton histoire est forte, ton personnage a ses convictions. Tu détournes ce qu'a crée Tolkien mais tu le fait d'une manière qui m'a tellement étonné que je ne peux qu'adorer ta présentation. Elle est source d'idées que tu peux exploiter et que tout le monde peut exploiter. Tu offres a ton personnage une profondeur énorme et intéressante. Et à mon humble avis, tes Rps s'annoncent déjà intrigants.

Je n'ai rien d'autre à ajouter si ce n'est que l'on dit "LA comté" et non "le comté" Smile Je te souhaite de bons Rps et amuses-toi !

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Elilith Galadriel
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   Ven 27 Aoû - 20:32

Wow Manwë, tu m'as bien fait peur au début et tu m'as fait stresser, mais là, je ne peux que te remercier de ton commentaire.

Le fautes orthographiques? Ah, ça c'est parce que je me suis pas vraiment relue (ou tout du moins pas en profondeur, juste en biais) et lexicales, bah hum... sans commentaires xD

Pour ce qui est de ma déformation des elfes par rapport à la vision de Tolkien, c'est voulu. En réalité durant out le long de ma présentation, au lieu de les voir comme les Premiers-Nés, comme les êtres si parfaits qu'ils sont dans le monde de Tolkien et je tente de faire ressortir ce que Tolkien a écrit très subtilement. Les elfes ne font plus grand chose, et ça se voit simplement en lisant la trilogie de l'anneau (seuls livres de Tolkien que j'ai lus, j'avoue). Si tu regardes, entre tous ceux faisant partie de la communauté, c'est bien Legolas qui a le moins "accompli"; à l'image du peuple des elfes.

Du coup, j'ai pris cette informations et je l'ai poussée au possible dans la vision de mon personnage. Les elfes ne deviennent plus qu'un peuple décadent, trop narcissiques et certains de leur perfection pour se bouger. Un peuple qui ne brille que par son passé glorieux et non pas de sa vie présente. (Toujours dans l'optique de mon personnage.)

Bref, désolé si ça t'a troublé, bien que le plus important est que ça te plaise et j'ai presque peur maintenant de te décevoir dans mes RP! ^^
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MessageSujet: Re: Elilith Galadriel, l'elfe humaine   

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