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 [FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]

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Arathald
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MessageSujet: [FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]   Dim 20 Nov - 1:00

La porte grinça alors que je la poussais difficilement. Une odeur de viande et d'alcool m'envahit et je portais ma main à mon ventre qui gargouillais atrocement. Je n'avais pas eu l'occasion de manger un vrai repas chaud depuis bien trop longtemps et humer le fumet de ce lieu me mettait l'eau à la bouche. L'ambiance était plutôt calme. Quelques personnes jouaient aux dés dans un coin, d'autres mangeaient calmement à leurs tables en bavassant à voix basse. Au comptoir quelques hommes buvaient bien trop et c'était leur voix que l'on entendait le plus. Je remarquais plus particulièrement un homme, carré d'épaule, l'air peu frais. Il buvait en bavant sur la table avec l'air le plus intelligent qu'il m'eut put donner de voir. Il semblait que les deux neurones de son cerveaux venaient de s'être déconnecté d'un coup et que seul la boisson le maintenait en état éveillé. Cette pensée m'arracha un sourire. J'aimais bien voir les gens alcoolisé, leur comportement éveillant en moi un mélange de désir et d'amusement. Faire courir en ligne droite cette homme serait sûrement hilarant.

Je m'asseyais à une table, commandais un morceau de porc rôti accompagné d'une bière blonde. La serveuse, plutôt mignonne, s'avança vers moi et posa sur ma table le repas. Alors que je m'apprêtais à manger le premier morceau de ce délicieux repas, un claquement sec derrière moi. Je me retournais comme la plupart des clients et vit cinq homme entrer. Je sentis directement que quelque chose de louche se tramait. Quelques clients payèrent rapidement et partirent sans demander leur reste. Je fus tenté de faire comme eux mais l'appel du ventre fut plus fort et je retournais à mon occupation favorite avec la sieste, à savoir manger.

Mais je les gardais à l'œil. Le plus grand et plus musclé des 5 montra du doigt l'homme au comptoir en ricanant. En passant devant moi je vis à leurs ceintures maintes armes tranchantes, allant du couteau de cuisine à l'épée affutée en passant par le traître poignard. Deux portaient un arc sur le dos ainsi qu'un carquois en cuir. A voir leur air je ne doutais pas une seconde qu'ils n'étaient pas du tout recommandable. Sûrement des bandits de bas étage venu pour "s'amuser". Et ils avaient trouvé un homme à torturer. Ils se mirent à l'entourer, et rapidement des insultes fusèrent. Impassible, il continuait à boire sa bouteille d'hydromel. Plus les hommes s'énervaient plus l'expression sur son visage était stupide. J'admirais son calme dans cette situation, et il semblait que chaque offense qu'il entendait se noyait dans une gorgée d'hydromel.

Le ton montait de plus en plus, et je m'empressais de finir mon repas afin de déguerpir au plus vite de ce lieu mal famé. Le tavernier tenta de virer les fauteurs de troubles, mais une lame se posa sur sa gorge, et il partit dans l'arrière boutique sans demander son reste. Lorsque les insultes ne marchent pas, les truands décident le plus souvent d'avoir recours à la violence physique. Ils fauchèrent son coude posé sur la table et qui soutenait la tête de l'ivrogne. Ce dernier chuta violemment sur le comptoir et renversa partout son hydromel. Une tâche marron se forma bientôt sur sa tunique. Je le vis alors se retourner. L'expression sur son visage avait changé. La connexion entre ses neurones s'était effectué et dans ses yeux luisaient une lueur meurtrière. Voir un homme aussi musclé avec une telle expression emplit d'effroi n'importe qui, même des hommes armés. Ils reculèrent prudemment. Sauf celui l'ayant frappé, qui hilare ne regardait pas le danger venir.

Un violent coup de chope lui fut asséné sur la tête. (HEAD CHOPE Very Happy ) Une trace rouge sang se forma sur son front, à l'endroit de l'impact. Avant même qu'il ne puisse réagir, un second coup, de poing ce coup-ci, le cueilla au niveau du nez. Un craquement sec, un angle étrange pour sa truffe. Mais ce n'était pas fini, loin de là. Sa main revint, agrippa les cheveux à l'arrière du crâne et vint exploser son visage sur le comptoir. La tâche marron vira au rouge alors que le sang coulait abondamment. J'étais stupéfié par la violence de ce que je venais de voir.

La suite me prouva que je n'avais pas affaire à un banal ivrogne, mais à un bon combattant. D'un bond il attrapa le col du second homme et l'envoya au loin. Il atterrit sur une table en bois qui se brisa en deux à l'impact. Quelques éclats volèrent et l'un d'entre eux vint se planter dans l'œil de l'homme projeté. J'avais presque une passion malsaine devant ce spectacle. C'était... effrayant et attrayant. Toute cette violence, tout ce sang, répulsion et attraction. Je ne mangeais plus, j'étais juste absorbée par le spectacle qui se déroulait devant mes yeux ébahi.

Mais je perdit vite cette passion lorsqu'il devint encore plus violent, et sanglant. Après avoir asséné un coup de boule à un des bandits, il arracha à main nue ses oreilles avant de les lancer à travers la salle. Dans un bruit glauque elles s'écrasèrent dans mon assiette, que je repoussais d'un air dégouté. Sans le lâcher, il posa ses pouces sur ses yeux et commença à appuyer. Les hurlements du malheureux envahirent la salle, et ses larmes devinrent des larmes de sang. Lorsqu'il le lâcha il n'y avait que deux trous rouge à la place de ses yeux.

Mais un homme ne peut rien contre cinq lâche. Une chaise en bois est une arme dangereuse, surtout lorsqu'elle vous frappe de plein fouet. Il chuta à terre et les deux derniers commencèrent à le frapper de toute leurs forces, l'un avec un pieds de chaise, l'autre avec son talon. Le choc sourd se ponctuait parfois d'un craquement, mais il ne hurlait pas. Impassible, il encaissait tout sans émettre le moindre son. Je suis peut être peu courageux mais incapable de laisser un homme mourir devant mes yeux !

D'un bond je me levais de ma chaise, dégainant mon épée. Avec le plus de force possible, je hurlais :

-Arrêtez vous, ou je devrais vous tuer !

Celui qui était manifestement le chef se retourna vers moi en ricanant.

-Tiens, un "vaillant défenseur". Ardowyn, va lui montrer ce qu'il en coûte de nous sous estimer !

Son sbire arrêta de frapper l'homme à terre et dégaina sa dague. Un atroce rictus barrait son visage au fur et à mesure qu'il avançait. Il bougeait lentement son arme dans un mouvement hypnotique. Je savais que la mort me guettait, mais j'avais le temps de prévoir ce qu'il ferait. Le futur brilla dans mes yeux, et je sus. A peine il esquissa son mouvement que je me décalais sur la droite en attrapant de ma main libre son bras. Il planta le vide, et avant de pouvoir comprendre ce qu'il se passait une lame blanche comme neige vint faucher sa vie. Il s'effondra lourdement à l'unisson avec son chef, qui venait lui aussi de recevoir son fatal présent de l'homme à terre. Essuyant le sang, je rengainais mon arme et m'avançais vers lui.

-Ça va monsieur ?
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Edwing
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]   Dim 20 Nov - 11:56

En cette magnifique journée, je traversais la prairie sur le dos d’un des sublimes chevaux du Rohan. Le soleil haut dans le ciel me faisait transpirer tandis que le vent violent balayait mes cheveux. Sur le dos du destrier j’allais aussi vite qu’il le fut possible. Soudain j’aperçus devant moi une véritable armée. L’armé des hommes du pays de Dun venait enfin d’arriver. Tous ces barbares s’arrêtèrent alors et me regardèrent à l’unisson. Eh oui devant eux se trouvait le grand Edwing, le chef de la garde royale du Rohan, le chevalier berserk… Tous savaient qu’ils n’avaient que peu de chance de revenir en vie chez eux s’ils osaient s’attaquer à moi. C’est alors que dégainant mon épée je fonçai vers eux en hurlant de rage. J’allais les massacrer jusqu’au dernier.

Bien entendu tout cela est faux. Je n’étais pas en ce moment sur le point de défier une armée seul. Non si vous avez vraiment cru à ça vous êtes de beaux naïfs. Même si je le voulais, je ne pourrais jamais défaire à moi seul une armée entière. Le nombre fait souvent la force. Enfin bref j’étais en fait en ce moment dans une belle taverne de mon cher pays dans un village proche de la capitale. Je n’étais bien sûr pas en armure de la garde, je n’oserais pas faire honte à mon souverain. Ah oui je m’explique, à ma gauche se trouvait un tonneau de cinq litres de bière que je venais de vider en moins de vingt minutes et à ma droite une bouteille d’hydromel de deux litres, enfin de maintenant un litre si vous voyez ce que je veux dire….

Pour faire bref j’étais bourré, torché, ivre mort, saoul et tous les mots pouvant qualifier cet état là. Mon regard était sans réel expression, tout comme mon visage d’ailleurs, sans le moindre sourire mais sans la moindre peine non plus. Je me contentais juste de boire, boire, boire et boire toujours et encore plus. Jusqu’à ce que même un homme aussi rompu à l’alcool que moi tombe inconscient. Ce qui en général arrive aux environ de dix litres buts. Oui des fois je me demande moi-même comment je peux bien boire autant et ne pas mourir… Bref, avachis sur le comptoir de la taverne je buvais quoi.

Contrairement à ce que pouvais laisser croire les apparences j’étais en ce moment tout à fait lucide, c’est seulement arrivé aux dix litres que je me perds. J’étais loin d’être le seul à picoler au comptoir et dans l’auberge d’autres ripaillaient ou jouaient paisiblement. Pas le moindre fauteur de troubles ici, c’est un endroit agréable pour venir se remplir les veines d’alcool en paix. Mais comme vous le savez, toutes les bonnes choses ont une fin. Et ce beau moment arrivait à son terme. Cinq hommes sont entrés, je les connaissais bien entendu. Ils étaient de pauvres bandits de grands chemins. J’avais quelques mois plutôt fait enfermés ces gugusses dans les prisons du Rohan après qu’ils aient semé le trouve dans ce même village. C’est en fait ici même, dans cette taverne que je les avais arrêté à moi seul. Mais bien sûr ce jour là j’étais armé et vêtu de mon armure. Là je n’avais sur moi qu’une simple tunique un peu crasseuse et une petite dague caché à l’intérieur, dans un pli caché mais facile d’accès. Un bon moyen pour se défendre au besoin lorsque je me trouvais en habits civils.

Les bandits se sont approchés de moi et ont commencé à… eh bien ils ont cherchés les ennuis auprès de l’homme qui était responsable de leurs récente incarcération. Tout ce qu’il faisait c’était m’insulter, mais j’ai préféré les ignorer pour le moment, je ne voyais pas l’intérêt de les renvoyer de suite en prison s’ils n’avaient pas encore posé la main sur quelqu’un. Mais je savais qu’ils en mourraient d’envie, il n’attendait qu’une seule chose, que je perde patience et que j’attaque. Mais je me suis retenu, je suis resté impassible l’air de ne même pas les entendre, comme s’ils n’étaient pas là. Et ce qui devait arriver est finalement arrivé, l’un d’eux s’est approché de moi et d’un coup de la main a fait se dérober le coude sur lequel je reposais le haut de mon corps. Ce qui a eu pour effet immédiat de me faire percuter du visage le comptoir. J’allais donc logiquement m’occuper de leur cas, mais un point me mit dans une rage folle, tout le contenu de ma choppe ainsi que celui de la bouteille d’hydromel venait de se répandre sur le bar et coulait au sol. L’homme à l’origine de ça riait bêtement, mais dans très peu de temps il allait pleurer comme un bébé. Je me suis alors relevé et j’ai envoyé un magnifique coup de ma choppe en métal directement dans le front du malfrat dans un bruit sourd. Il a alors cessé de rire sous le choc de mon soudain assaut. Mais ce n’étais pas fini du tout, ces hommes venaient de me faire gaspiller un précieux alcool qui a mes yeux valait bien plus que leurs misérables vies. Mon poing gauche s’est ensuite logé en plein milieu du visage de l’homme et le sang a commencé à abonder. Juste après avoir lâché la choppe pour agripper les cheveux du bandit j’ai envoyé sa tête percuter violement le comptoir. Après le choc son corps inanimé s’est écrasé au sol, baignant dans une marre de sang. Un second homme a tenté de me mettre un coup de poing sans succès, je me suis emparé alors de son bras et je l’ai envoyé voler un peu plus loin vers une table qu’il écrasé en retombant et dont un des débris l’a blessé. Vint ensuite le tour du troisième fou qui tenta de s’en prendre à moi. Ayant esquivé une tentative de crochet du droit j’ai saisis son col et lui est mis un énorme coup de boule. Lui encore sous le choc du coup, je me suis emparé de ses oreilles et d’un coup sec et puissant je les ai simplement arraché et envoyer voler une à droite l’autre à gauche. Mais ce n’étais pas fini pour lui, j’ai reposé mes mains sur sa tête et avec mes pouces j’ai commencé à violement appuyer sur ses yeux. Il hurlait de toutes ses forces pendant que mes deux doigts s’enfoncèrent dans ses orbites. Lorsque je les ai retirés il n’y avait plus rien de ses yeux, juste une immonde bouillie ensanglantée.

Mais tout bon soldat que je suis je n’ai pas d’yeux derrière la tête et je n’ai pas pus voir le bandit qui m’asséna un terrible coup de chaise dans le dos. Le choc fut très violent et je n’y résistai pas. Mes genoux cédèrent et je m’effondrai au sol. Les deux mécréants ont ensuite commencé à me maltraiter, à me frapper du plus fort qu’ils le pouvaient durant un moment qui me parut une éternité. Mais trop fier je ne leur fis pas l’honneur de crier de douleur, je suis resté muet. C’est alors qu’ils se sont stoppés après la provocation d’un jeune homme l’épée à la main. Je n’ai pas trop compris ce qui se disait entre le jeune et le chef des bandits mais en tout cas le dernier sbire est allé voir ce pauvre jeune homme en sortant lui aussi son arme dans l’intention à mon avis de lui ôter la vie. J’ai à ce moment saisis ma chance, d’une grande vitesse je me suis emparé de ma dague caché dans ma tunique, je l’ai sorti de son petit fourreau et d’une impulsion impressionnante je me suis relevé en fonçant vers le chef. Sans se soucier de rien il s’est retourné vers moi pour me finir, mais à peine était-il devant moi que ma dague se logea dans son cou. Je l’ai ensuite retiré et des giclés de sang sortirent alors de la plaie à intervalles régulières. Jusqu’à ce que plus rien n’en sorte et qu’il ne ferme les yeux à jamais. Le jeune homme qui était venu à ma rescousse avait de son côté réussit à tuer le bandit ce qui n’étais pas rien pour un petit bonhomme comme lui. Il s’est approché alors de moi et m’a demandé si j’allais bien. J’ai été tenté de lui répondre que oui ça irait ce qui aurait un mensonge rassurant pour lui. Mais à vrai dire ces fils de chiens m’avaient vraiment bien amoché, je me sentais faible.

-Me faut une bière, dis-je alors au jeune homme.

Nous sommes alors allé au comptoir et très gentiment il m’a acheté une pinte de bière, pour sa part il alla chercher le reste de sa propre boisson. Nous avons alors discuté un peu. Je l’ai bien sûr remercié de son geste, sans lui il se peut qu’en ce moment je ne sois plus vivant. Je lui ai raconté que j’étais chef de la garde royale du Rohan, sous ordre seuls du Roi en personne. Et d’autres choses diverses et variées. De son côté il m’a dit être un mage itinérant, ses pouvoirs étaient ceux d’un mage non pas rompu au combat mais plus comme une mage conseiller, ou un devin. Il semblait avoir le don de prévoir le futur notamment ce qui était un point très important. Je me suis souvenu alors que récemment j’avais pensé à recruter un mage dans la garde royale. Cet homme ferait tout à fait l’affaire s’il le voulait bien. Il avait d’intéressants pouvoirs, il était courageux et me l’avais prouvé, et puis je l’aimais bien ce petit gars là.

-Dis moi gamin, est-ce qu’intégrer la garde royale du Rohan en tant que mage à mon service te plairais ? Tu seras nourri et logé au château dans les quartiers de la garde. Ta paye sera plus que raisonnable pour un homme de ton âge et tu seras au service unique du Roi et de moi-même. Alors, ça te vas mon gars ?

J'ai alors lancé le plus gentil de mes sourire à l'homme en attendant une réponse que j'espérait positive de sa part.
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Arathald
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]   Lun 28 Nov - 22:13

http://www.youtube.com/watch?v=4H0JDomv8ac

L'homme tituba un peu, puis me cracha au visage ces mots.

-Me faut une bière.

Nous nous rendîmes au bar, et je lui commandais une bière. Je déposais l'argent sur le comptoir d'une main encore tremblante avant de retourner à ma table. Je vis deux hommes plutôt musclé tirer les corps à l'extérieur, puis les entasser dans un coin. Je clignais des yeux plusieurs fois et faillit vomir lorsque je vis l'expression de stupeur terrifiée sur le visage de l'homme que j'avais tué. Les autres étaient méconnaissable. Les yeux percés, les oreilles arrachées. Cette violence commençait à me frapper de plein fouet alors que je percevais le danger auquel je venais de m'exposer. Je bus d'une traite ma pinte pour tenter de noyer mon ressentiment. J'étais mal. Je savais avoir bien agi, mais tuer un homme est une expression éprouvante. Je n'avais que rarement dû me battre pour ma vie, ou celle d'autrui. Faire couler le sang est contre mes principes. Je n'aime pas me battre, j'ai peur de me battre. Si j'avais été la cible de leur attaque, je n'aurais pas flanché, je les aurais laissé faire, encaissant pour ne pas m'énerver. Mais lorsque quelqu'un d'autre est en danger, j'ai comme la partie "héros" qui sommeille en moi qui s'éveille. Et je deviens un héros, mais un héros stupide. En face à face, ma pensée se résumait en "Mieux vaut un lâche vivant qu'un héros mort". Mais pas avec la vie des autres.

Je revins au comptoir et commandais une pinte pour moi. Nous commençâmes à discuter gentiment, et je fus étonné d'entendre cette brute d'alcool et de muscle me remercier. Il savait tout comme moi que malgré ma frêle corpulence, je lui avais sauvé la vie. La suite m'interpella plus. Il n'était pas n'importe qui. La Garde Royale, légendaire corps armée de mon pays, il en était le chef. Il ne répondait qu'aux glorieux roi Elfwine en personne. Je n'aimais pas le roi. Il était certes courageux, puissant et respectable. Mais ces dernier temps, il ne prenait pas le temps de gouverner son pays qui sombrait petit à petit dans l'abandon. Les Dunlendigs gagnaient petit à petit du territoire et si personne n'agissait une nouvelle guerre pourrait éclater dans peu de temps. Trop peu de temps. Le sang coulerait à flot, le fracas des armes entrechoquées faisant écho aux cris des mourants. L'horreur rampante qui prend le nom de guerre aura des rejetons. Famine, vengeance, tristesse, douleur. Pour ne pas entrer dans un cercle infernal il ne faut pas faire le premier pas.

Je lui dévoilais une partie de mon pouvoir, prétendant être un mage itinérant. Il pensait que je ne pouvais que prédire l'avenir, ce qui n'était pas négligeable. Ce don me permettait aussi bien de voir un futur lointain aussi bien qu'un futur proche. Bien sur, ce dernier était plus sur car moins de facteurs le parasitait. Mais savoir que si rien ne change le monde sera ainsi dans quelques temps peut permettre de réagir. C'est alors qu'il me fit une proposition qui m'ébranla.

-Dis moi gamin, est-ce qu'intégrer la garde royale du Rohan en tant que mage à mon service te plairais ? Tu seras nourri et logé au château dans les quartiers de la garde. Ta paye sera plus que raisonnable pour un homme de ton âge et tu seras au service unique du Roi et de moi-même. Alors, ça te vas mon gars ?

Un logement, des repas chaud, un travail payé, une vie de rêve. Mais je savais que travailler pour un organisme militaire me forcerait tôt ou tard à devoir faire face à l'horreur des combats. J'abhorrais ce point. Je ne peux pas prendre de vie. Je ne veux pas prendre de vie. Mais une voix en moi auparavant éteinte hurla brusquement dans les tréfonds de mon âme. Non, je n'allais pas me défiler devant ce don. Je ne pouvais garder mes pouvoirs pour moi même et faire fi de la vie des autres. Ce sacrifice valait des centaines de vies. Parfois, c'est un choix comme celui ci qui peut tout changer. La mort, ou la vie. Le chaos, ou l'ordre. Un grand pouvoir incombe de grandes responsabilités. Si je ne suis pas avec le Rohan, je suis contre lui. Je dois l'aider du mieux que je peux, pour ce nourrisson qui va naître à l'aube, pour ce jeune garçon plein d'espoir, pour cet homme qui se mariera. Je sens leur vie, je sens la balance pencher tantôt en leur faveur, tantôt contre eux. Chaque petit poids vers le Bien entraîne sa victoire. Mieux vaut un lâche vivant qu'un héros mort. Ce coup ci, le héros vivra, et de ses actions découleront bien plus que de simple conséquences bénignes.

La brute me fit un grand sourire. Malgré son côté rustre, il était bon, je le savais. Je sentais la bonté en lui. Je serais bien au château. Je ne peux qu'accepter. Et faire fi de ma peur.

-Il arrive qu'un homme ne puisse se détourner de la voie que le Destin a tracé pour lui. Le mien semble d'être de combattre à vos côtés, de vous conseiller, de vous aider. J'accepte votre demande, et deviens à partir de ce jour votre mage. Ma lame est vôtre, tout comme mes pouvoirs...

Je fus étonné de la gravité de ma voix. Une voie d'Outre Tombe. Une voie de magie pure. Une voie à la fois terrifiant et sublime. La voix du Bien...
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]   

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[FlashBack] Le sang coule sur le chemin de la vertu [PV : Edwing] [2011]
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