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 [Intrigue générale] Captif

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Anduin
Admin ¤ Héritier du Trône de Gondor ¤ Prince de Minas Tirith et d'Annùminas
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Messages : 32
Age : 24

Fiche-personnage
Race et Origine: Humain
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MessageSujet: [Intrigue générale] Captif   Sam 14 Mai - 15:43


Anduin sursauta, sortant brusquement du sommeil, et il aurait chuté du cheval si deux bras ne l'encerclaient pas à droite et à gauche, faisant office de rambardes. Jetant un coup d'œil au ciel, le prince pensa qu'il devait être près de neuf heures, peut-être dix. Cela faisait maintenant deux fois qu'il se réveillait ainsi, depuis le début du voyage, six heures plus tôt, espérant découvrir que son cauchemar avait pris fin... Et comme à chaque réveil, il se demanda, dans un accès de confusion, où il se trouvait. Enfin, comme toujours, la mémoire lui revenait en masse : la réception... le bal... la lutte dans sa chambre... la chevauchée dans la nuit... A ce souvenir, le jeune prince se tordit le cou vers l'arrière, tentant de vérifier si l'individu qui le tenait était toujours le même... En fait, Anduin en arrivait même à croire à une espèce de magie qui serait à l'œuvre : ils n'avaient cessé de pousser les chevaux, depuis Fornost, sans faire de pause, ni de bivouac. Ces inconnus n'avaient de plus pas échangé un mot, et n'avaient pas fait tourner le fardeau pour limiter la fatigue des montures. C'était presque... surnaturel. Saisi d'un frisson d'angoisse, le prince se rappela des autres détails inquiétants qu'il avait pu remarquer chez ses ravisseurs. Par exemple, les yeux de leurs chevaux étaient rouges ! Comme si les montures étaient folles, ou atteintes d'une maladie particulière... sauf qu'elles restaient dociles et endurantes... Ou encore, cela faisait déjà un certain temps qu'Anduin tentait de se tenir droit, dans la mesure du possible, afin d'éviter que son dos repose contre la poitrine du cavalier derrière lui : ils étaient torses nus sous leurs robes ! Cela faisait penser à une sorte de secte de combattants, ou aux berserkers Uruk-Haï dont Anduin avait lu la description en étudiant l'histoire du Troisième Âge. Et le contact d'une peau étrangère, moite et froide contre son dos le faisait frissonner... il avait en horreur les moments où, émergeant du sommeil, il était adossé au torse couvert de sueur de son ravisseur. D'ailleurs, un autre détail incommodant était l'odeur dégagée par son geôlier : le cavalier qui l'avait en charge était entouré d'une odeur tellement insupportable qu'Anduin en vint à envisager qu'il ne soit pas humain... Perspective effrayante ! La seule chose qui lui permettait de tenir le coup, c'était la chaîne de mithril qu'il portait autour de son cou, cadeau de ses parents à sa naissance.

Alors que le jeune prince commençait à se contorsionner afin de tenter de libérer une de ses mains, il s'aperçut qu'il connaissait la colline que les montures étaient en train de gravir : l'ancienne tour de garde d'Amon Sûl ! Et l'impensable sembla se produire : les cavaliers, parvenus au sommet, firent une halte au centre des ruines de la tour de garde, sautant de leurs montures avec agilité. Anduin, lui, fut négligemment soulevé de selle, et presque jeté au sol. A plat ventre sur les dalles usées, le visage contre le sol, le garçon chercha à se débarrasser de ses liens, forçant sur les cordes qui lui liaient pieds et poignets. Espérant que ses ravisseurs étaient occupés à autre chose, Anduin bougea, dans des mouvements désespérés pour dégager l'un ou l'autre de ses membres de l'étau de ses entraves. Ce n'était pas chose facile, mais ses efforts furent récompensés lorsque l'une de ses mains glissa hors du nœud que formait la corde. Emporté par l'adrénaline du moment, Anduin libéra ses poignets, avant de s'attaquer aux chevilles... ce qu'il n'eut pas le temps de faire car ses deux avant-bras furent saisis par des mains brutales, et qu'il fut hissé en position assise, l'un des inconnus se tenant derrière lui pour lui immobiliser les bras. Anduin se débattit sans grande conviction, accablé que la chance ait tourné si vite en sa défaveur, lorsqu'un visage d'orque apparut à quelques centimètres du sien. Il arborait un rictus triomphant et sûr de lui, comme tous ceux de son espèce lorsqu'ils faisaient un prisonnier aux dépends duquel ils pouvaient s'amuser... Quelles répugnantes créatures ! Anduin avait pensé que ses ravisseurs étaient des humains, des traîtres... mais il ne se serait jamais douté qu'il avait été kidnappé par des membres de la race des créatures de l'ancien Mordor ! Le garçon s'agita imperceptiblement, tirant vers l'avant, mais l'orque qui lui enserrait les poignets avait une poigne solide, et ne le lâcha pas. Celui qui lui faisait face eut un sourire d'autant plus vil, avant de lui parler d'une voix sifflante, lui soufflant son haleine méphitique en plein visage :

"Est-ce que tu as peur de moi ?"

Anduin ne pouvait pas supporter son haleine : tendant ses muscles à les rompre, il s'agita, se démena, tentant de se libérer de cette étreinte qui lui retenait les poignets... sans succès, et l'orque eut un rire bref, sec et moqueur. Découragé, Anduin cessa de se débattre, exténué.

"Alors ?"

L'orque rapprocha encore son visage de celui du jeune prince : celui-ci pouvait distinguer chaque détail de sa face répugnante... Qu'allait-il bien pouvoir lui faire ? Le jeune homme se tut, refusant de coopérer et d'avouer sa peur pour donner satisfaction à ses geôliers.

"Tu n'as aucune idée de ce que je peux te faire si tu ne parles pas..."

Comme Anduin se taisait, l'orque posa sa main crasseuse sur sa poitrine, la faisant courir sur la peau nue du prince, à la manière d'une monstrueuse araignée.

"Non ? Tu es sûr ?"

Une lueur de défi dans le regard, Anduin se mura dans un mutisme déterminé. Mais à la vue de l'orque qui continuait de le toucher de ses sales doigts, le prince commença à ne plus y tenir. Ainsi, lorsqu'une lueur perverse s'alluma dans le regard de l'orque, et que sa main commença à glisser insidieusement vers le bas-ventre du garçon, celui-ci contracta ses muscles abdominaux, cambrant son corps, tentant de lutter contre l'orque, mais on le maîtrisait trop efficacement, et malgré ses futiles contorsions, son agresseur put continuer de faire lentement cheminer sa main griffue vers son but pervers. Il voulait le violer ! Faiblement, Anduin tenta de chercher une aide miraculeuse, à droite, à gauche, avant que l'orque ne lui saisisse le menton, l'obligeant à regarder la progression de sa main jusqu'à son entrejambe. Désespéré, et de plus en plus faible, Anduin chercha à se débattre, en une pitoyable tentative de se dégager de la poigne de fer de des orques. Il sentait la honte l'approcher, au fur et à mesure que la main avançait, mais il ne pouvait rien y faire ; c'était terrible, cette sensation d'impuissance, alors qu'il aurait certainement pu tuer l'orque en combat singulier ! Une boule de détresse de forma dans la gorge du prince alors qu'il songeait que, lui qui aurait dû monter sur le trône un jour, se faisait maîtriser et besogner par trois orques, alors que son père et son ancêtre Aragorn, en auraient tués à eux seuls plus de vingt fois plus. Il songea encore qu'il aurait vraiment fait un piètre roi de Gondor. Rassemblant ce qui lui restait de courage à l'idée de subir bientôt un tel déshonneur, une honte insurmontable de la main d'orques, le garçon cracha au visage de son agresseur, dans un ultime geste de défi.
Brusquement furieux, l'orque cessa son jeu mesquin, tandis qu'Anduin soupirait intérieurement de soulagement, en songeant à ce à quoi il venait d'échapper.

"Ah, tu veux jouer à ça ?"

La voix de l'orque était sifflante, et teintée de fureur : on le sentait prêt à s'en prendre au jeune homme, et ce, malgré les ordres qu'il avait expressément reçus de son maître ! A cet instant, le destin frappa, et un rayon de soleil perça les frondaisons, et vint faire briller quelques maillons de la délicate chaîne de mithril que portait Anduin à son cou. Alors, un sourire rusé apparut sur le visage de l'orque, qui tendit prestement la main, et, tirant sans subtilité, arracha le bijou du cou d'Anduin, faisant sauter l'attache. Puis, il rangea la chaînette dans une des longues manches de son ample manteau, ricanant.

Anduin crut défaillir lorsque l'immonde créature le priva de son unique bijou de famille, de son seul réconfort dans le malheur qui le frappait, dans les heures noires qu'il subissait... C'était son pendentif de mithril, il l'avait depuis sa naissance, et son père se plaisait à lui raconter qu'il le porterait le jour où il monterait sur le trône. Tous les espoirs d'Anduin s'envolaient avec cet objet, dérobé par une vile et vénale créature ! Sous le coup de la colère, le prince eut un brusque sursaut d'adrénaline, et voulut s'élancer vers le voleur, mais fut retenu par l'autre orque, qui lui enserrait les poignets à les lui briser. La réaction de fureur du jeune homme, acculé, au vol de son bien le plus cher, ne fut pas longue à attendre : submergé par une force qu'il ne se connaissait pas, Anduin se démena comme un beau diable, échappant à moitié à l'orque qui le retenait, obligeant le troisième ravisseur à intervenir, aidant le second à maîtriser le prince, tandis que le premier, l'air railleur, revenait avec deux cordes et un morceau de tissu noir. Le regain d'énergie d'Anduin était dû à l'indignation suscitée par le vol de son bien, et par la haine qu'il nourrissait à présent à l'égard des orques. Se cambrant, il lutta contre les deux orques, manquant de se libérer, avant d'être finalement maîtrisé, sous le timide soleil du matin, par des créatures à la force supérieure à la sienne. Les orques le forcèrent à croiser les poignets -devant lui, cette fois- avant de lui lier de nouveau poings et pieds. S'approchant du garçon réduit à l'impuissance, le chef de la bande lui noua le morceau de tissu noir autour du visage. La dernière chose qu'entendit Anduin avant que l'orque ne l'aveugle tout en le bâillonnant, lui fut soufflée à l'oreille :

"Tu ne peux rien contre moi. Je donnerais ce joli colifichet au Maître... Peut-être que, si tu es sage, il te le rendra ?"

Le coup de poing que l'orque lui porta provoqua une plainte sourde, étouffée par le bâillon. Rageur, Anduin se cambra à nouveau, tentant en vain de rompre des liens qu'il savait trop solides. Puis, l'orque porta son captif sur son épaule, avant de le jeter sur le dos de sa monture, à plat ventre, en travers de la selle, comme un vulgaire paquet. montant en selle, il eut un ricanement moqueur, avant de lancer sa monture au grand galop, suivi par les deux autres. Les soubresauts répétés du destrier lancé à pleine vitesse à travers les bois firent douloureusement sentir à l'adolescent combien l'orque avait raison, concernant son impuissance à choisir son destin, désormais...


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