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 [2011] Kaleth & Ysabelia

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Ysabelia
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MessageSujet: [2011] Kaleth & Ysabelia    Mer 23 Fév - 19:13

Tout n'était que silence, dans la sombre nuit arnoréene. Fornost dormait, bercée au rythme de la pluie torrentielle s'abattant sur la citée. Sous un tel déluge, même les rues les plus malfamées se faisaient désertes, presque paisibles malgré leurs ombres menaçantes. J'étais seule.
Je n'entendais, alentour, que le bruissement des gouttes contre le sol. Et malgré la vivacité de l'averse qui sévissait et le fait que je fusse transie de froid, je ne pouvais m'empêcher de trouver le décor merveilleux. Quelques jours au Soleil m'avaient suffit pour réaliser combien j'aimais le Nord, sa pluie, sa brume. Tout me semblait différent!

Pourtant, rien n'avait changé. Les rues tortueuses étaient les mêmes. Le ciel pluvieux demeurait immuable. Les rares étoiles scintillant n'avaient pas bougé. Mais cet endroit qui m'avait toujours semblé froid et hostile pour ce que j'avais eus à traverser, m'apparaissait à présent doux et paisible.
Mais, pour autant, je n'étais pas tranquille.
J'avais compris, en revoyant le ciel brumeux de Fornost, mon soudain regret de cette couleur mélancolique. La raison de mon élan d'adoration pour le ciel arnoréen m'avait giflée dès l'aube, alors que nous arrivions sur le port. Ses yeux.
Les yeux de Kaleth, Maître de la Guilde de l'Ombre, le plus grand assassin de notre temps...

Du coup, j'avais voulu repartir, pour éviter le désastre. Lhunara m'en avait empêché en riant et, en prime, m'avait envoyée retrouver Kaleth à la tombée de la nuit. Tremblante, j'avais obéis et attendais à présent l'elfe qui me plongeait dans la confusion la plus totale.
D'un côté, j'étais morte de peur à l'idée de me trouver de nouveau seule face à lui. Peur qu'il ai déjà oublié mon prénom, mon visage. Peur que me revoir l'indiffère. Peur de le retrouver. Peur de l'effet qu'il me faisait.
D'un autre côté, je ne pouvais m'empêcher d'y croire. Les dernières paroles qu'il m'avait adressé, nos derniers instants ensembles, son dernier regard... J'avais passé, mes yeux dans les siens, les plus beaux instants de ma vie. Je m'étais sentie bien. Heureuse, moi, petite elfe égarée, auprès d'un assassin redouté.
Quelle ironie.

Baissant la tête, appuyée contre un mur de l'étroite ruelle, je me mordis la lèvre. Le temps passa sans que je puisse me calmer, trépignant de froid et d'appréhension. La pluie torrentielle me glaçait, j'étais trempée jusqu'aux os, tremblante. Mes cheveux dégoulinaient d'eau, mes vêtements me collaient à la peau malgré la cape que je portai tant la pluie était intense. Quel temps! D'une main fébrile, je rejetai en arrière les mèches mouilles tombant devant mon visage lorsque mes yeux rencontrèrent une paire de chausses, juste devant moi.
J'arrêtai mon geste, interloquée, et levai lentement la tête...

Oh.

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Kaleth
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MessageSujet: Re: [2011] Kaleth & Ysabelia    Lun 28 Fév - 10:59

Kaleth s'arrêta sur le seuil de la porte de l'auberge. Maintenant qu'il savait qui l'attendait dans une ruelle voisine, il ne se sentait plus du tout serein, loin de là. Quelque chose de profondément ancré dans son esprit depuis son enfance semblait maintenant remonter, enserrant sa gorge à la manière d'un malaise angoissant.
Il n'avait pas toujours été un elfe aussi renfermé qu'il l'était aujourd'hui : à plusieurs moments de sa vie s'étaient manifestés des sentiments de profonde solitude. Lorsqu'il était petit, à peine au début de l'enfance, il avait pris conscience du fait que, si tous les autres enfants elfes de son âge avaient des parents auprès de qui revenir après leurs jeux, lui n'en avait pas. Mauvaise pioche, mais c'était comme ça : ses parents avaient disparu, et personne ne lui avait parlé d'eux. Il en avait déduit qu'ils l'avaient délibérément abandonné, et ne s'était plus préoccupé de leur absence, leur en voulant mortellement de leur acte. Il en avait découlé une enfance plutôt tourmentée, pendant laquelle sa solitude s'était fait cruellement ressentir... et cette solitude s'était cristallisée en lui à la manière d'une surface givrée qui aurait recouvert son cœur, le rendant moins ouvert aux autres.
Un peu plus tard, à l'adolescence, et au début de sa vie d'elfe adulte, alors qu'autour de lui , les jeunes elfes se rapprochaient puis se mariaient entre familles de haute naissance, lui demeura seul, dans son coin. Lors de cette période, il avait enfoui au plus profond de lui-même ses sentiments et ses émotions charnelles, qu'il apprit à dissimuler tant et si bien qu'il les oublia. Il restait seul, et cette solitude s'enracina en lui, profondément, devenant son mode de vie.
Lorsqu'il fut banni par le seigneur Elrond et son conseil, sa solitude s'accentua encore davantage, et d'autres émotions en étaient nées : la haine, et la rancœur enflèrent et se développèrent comme de noires tumeurs dans son cœur, le poussant à extérioriser ce malaise qu'il ressentait. Cette gangrène psychologique l'avait longtemps rongé ainsi : son impassibilité était nourrie par son sentiment d'être seul, et ce malaise qu'il ressentait du fait d'être isolé du reste du monde, il l'extériorisait en tuant de sang-froid. Cela devint son métier.

Mais, quelques jours plus tôt, il s'était senti étranger à ce qu'il connaissait de lui-même : lorsqu'il avait croisé le regard d'Ysabelia, il avait senti son cœur frissonner, et son corps avait brûlé d'un feu qu'il croyait caché en lui depuis bien longtemps... trop longtemps, à la manière du feu d'un vieux volcan. Cela faisait plus de cinq siècles qu'il n'avait plus éprouvé cette sensation, depuis son adolescence, lorsque ses rêves avaient commencé à se peupler de visions ardentes à penchants sexuels. Mais, sa solitude les ayant vite étouffés, ils s'étaient éteints, et son feu intérieur avait paru endormi pendant ces années. Aujourd'hui cependant, c'était différent : il ne rêvait plus ces visions dans son sommeil, il allait jusqu'à y songer de plus en plus souvent, endormi ou éveillé, cherchant désespérément un moyen de mettre un terme à sa solitude, qui durait depuis trop longtemps.

Mais à cela se heurtaient plusieurs scrupules : avant toutes choses, rien ne garantissait qu'elle veuille de lui, et il se refusait à envisager la contrainte dans ce type d'affaire. Ensuite, Kaleth ne savait rien du passé d'Ysabelia : avait-elle déjà connu (et perdu ?) l'amour avant lui, avec un autre ? Cela donnait à réfléchir. Enfin, l'elfe se posa la question de son âge : même si cette différence n'était pas significative chez les elfes étant donné leur longévité, il avait tout de même deux fois l'âge d'Ysabelia, au moins ! Tout cela faisait que, indécis, Kaleth hésitait.

Mais lorsqu'il aperçut la silhouette féminine qui patientait le long d'un mur, les yeux rivés au sol, tous les scrupules de l'elfe disparurent : maintenant plus que jamais, il désirait cueillir la fleur d'amour d'Ysabelia. Le corps brûlant d'une ardeur qu'il avait cru disparue, Kaleth s'avança sous le ciel orageux. La pluie tombait silencieusement autour de lui, ne semblant pas le toucher, et le silence nocturne lui pesait aussi lourdement qu'une chape de plomb.

Arrivé devant la jeune elfe, l'assassin frémit : elle était trempée par la pluie, alors que lui-même venait juste de quitter la sèche chaleur de l'intérieur. Lorsque elle releva les yeux vers lui, leurs regards se croisèrent et ne se quittèrent plus, Kaleth la fixant intensément. Dans le même temps, il saisit doucement l'une des mains d'Ysabelia, et la serra entre ses deux paumes, contre sa poitrine, se réjouissant du contact de cette main froide avec les siennes, bien plus chaudes. Mais Kaleth s'aperçut que s'il déclarait sa flamme à Ysabelia maintenant, cela pourrait paraître ambigu, aussi interrompit-il sa phrase si bien commencée, se mordant les lèvres :

"Ysabelia, je..."

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Ysabelia
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MessageSujet: Re: [2011] Kaleth & Ysabelia    Mar 1 Mar - 22:14

Nos regards se croisèrent, pour ne plus jamais se quitter. Je le su à l'étincelle pétillant au fond des prunelles brumeuses de Kaleth, à la manière d'une petite étoile dans un ciel d'hiver. Toute éblouie d'une telle lueur, pour moi, dans les yeux de l'assassin, je rougis imperceptiblement. Dans le même temps, je sentis mon coeur s'emballer et mon corps tout entier s'embraser, ce qui apaisa immédiatement mes tremblements.
Je n'avais plus froid, sous le regard intense de Kaleth. Plus rien ne pouvait me toucher. La pluie tombant autour de nous m'indifférait totalement, de même que le ciel grondant. Je n'avais d'yeux que pour l'homme que j'avais en face, celui qui hantait mes rêves et mes pensées depuis notre rencontre.
Il n'y avait que lui.
Il n'y avait jamais eu que lui.
Ma vie avant lui n'avait été qu'un long désert de solitude, de mélancolie et d'errance. J'avais toujours été seule, et les rares personnes que j'avais rencontrées avaient achevé mon impression d'être différente, dans un monde qui n'était pas le bon. J'avais été dégoûté de l'humanité, effrayée surtout. Puis Kaleth était arrivé. Dès l'instant où j'avais croisé son regard, je crois que j'étais tombée follement amoureuse de lui. Mais je n'avais pas compris: je m'étais sentie agressée. Et il avait fallut m'éloigner de lui, m'infliger la perspective de ne plus jamais le revoir pour que j'ouvre enfin les yeux! J'étais folle de lui.

Rien ne se passa pendant quelques instants où l'elfe me fixa intensément, puis il me prit doucement la main et la serra contre son torse parfait. Ce premier contact déclencha en moi une foule de sensations aussi confuses qu'addictives. Mais je n'eus pas le temps de réaliser ce qui se passait que Kaleth, hésitant, prit la parole avec si peu d'assurance que j'eus presque peine à reconnaître sa voix.


"Ysabelia, je..."

Il suspendit brusquement sa phrase, se mordillant les lèvres. Ses mains se resserrèrent de plus belle autour mes doigts froids, comme je lui adressai un regard stupéfait. J'attendis quelques instants qu'il poursuive, mais il n'en fit rien. Le maître assassin, à la tête du plus grand réseau de malfrats de notre temps, avait l'air perdu.Ne souhaitant pas insister s'il n'était pas prêt, je me contentai de lui adresser un petit sourire timide, plein de fossettes, que je voulais apaisant. Il détourna la tête.

"Kaleth..." soufflai-je, m'avançant d'un pas.


Il retourna alors ses prunelles vers moi, me dévisageant avec intensité alors que, maladroite, je posai ma deuxième main sur sa poitrine. Je soutins son regard, mes yeux miroirs lui renvoyant l'image que j'avais de lui. L'image qu'a une jeune femme amoureuse de l'objet de son amour: le plus beau, intelligent, sécurisant, merveilleux, doux, drôle de tous. En toute objectivité, bien entendu.

En fait, je me moquais de ce qu'était Kaleth, en dehors des instants que nous passions ensemble. Son côté sombre, violent, sans pitié, ne comptait pas à mes yeux. Les meurtres qu'ils avait pu commanditer ou même commettre me passaient au-dessus de la tête. Moi, j'aimais l'homme que j'avais en face, en ces instants. Peu importe les atrocités qu'il avait pu commettre!
Ça ne comptait même pas.
Il comprit ce que disaient mes immenses yeux noisette, je crois, puisque l'une de ses mains lâcha la mienne pour venir se poser timidement sur ma taille. Sans que nous nous quittâmes des yeux, il me ramena doucement vers lui, de façon à ce que nos corps ne fassent plus qu'un, fiers d'une étreinte parfaite. Sa main toujours contre son torse caressait mes doigts mêlés aux siens.

L'instant était si parfait qu'il en paraissait irréel. Pour la première fois de ma vie, je me sentais en sécurité, son bras enserrant ma taille tel un étau d'acier protecteur et indestructible. Heureuse, dans les bras d'un assassin. Au fond, quelle importance? Aucune. C'était lui que j'avais choisis. Il n'y avait rien à ajouter. Ou plutôt si, il y avait une infinité de choses à ajouter. Mais j'avais le temps, nous étions à l'aube de notre histoire, nous avions l'éternité pour ajouter.

Aussi, pour l'instant, je me contentai de vivre pleinement nos premiers moments tous les deux. J'écoutai les battements désordonnés de mon coeur, caressant le torse de Kaleth avec adoration, des étoiles dans les yeux. Nos visages étaient si proches que je pouvais contempler tous les traits de son visage, reconsidérer à quel point je le trouvai magnifique...
En général, l'elfe aux yeux gris avait horreur qu'on le fixe si intensément mais le regard que je posais sur lui le fit sourire sous sa capuche. Un véritable sourire heureux.

Je lui souris à mon tour, Kaleth m'enserra alors fort contre lui et, alors que nos doigts s'entrelaçaient plus fort que jamais et qu'un feu inconnu se déchaînait dans tout mon corps, il se pencha doucement vers moi.
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Kaleth
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MessageSujet: Re: [2011] Kaleth & Ysabelia    Sam 5 Mar - 11:51

Tout semblait se dérouler au ralenti pour Kaleth : il avait l'impression d'évoluer au beau milieu d'un rêve éveillé, entouré d'une brume qui l'empêchait de percevoir le monde alentour. Toute son attention était occupée par l'instant présent : une force comme étrangère à lui-même semblait lui dicter ses actes, ou du moins était-ce l'impression qu'il avait. En effet, il n'avait jamais encore été mis dans une situation pareille... et de fait, cela ne pouvait être l'expérience qui lui dictait ses actes. Il agissait sous l'emprise de quelque chose de plus fort, comme un élan spontané qui le conduirait à agir de cette façon là et pas d'une autre. Et son esprit, de son côté, restait perdu, son attention absorbée par les prunelles d'Ysabelia.

Lorsque ses mots s'étaient étranglés dans sa gorge, Kaleth s'était maudit intérieurement de ne pas savoir comment continuer. Et l'instant d'après, il avait loué le destin de la réaction d'Ysabelia : un raz-de-marée de gratitude le submergea, et il sonda le fond de ses yeux, à la recherche de sentiments, d'expressions, de réactions, de messages... Et ce qu'il crut y voir le stupéfia de joie : elle prenait les choses en main ! Abandonnant tant bien que mal sa réserve coutumière, il se laissa guider par l'elfe face à lui. En effet, son passé ne lui ayant permis de connaître les attentions que de filles de joies, il n'avait pas d'expérience dans le domaine de l'amour autre que simplement charnel. Et ses intuitions secrètes qui lui enjoignaient parfois d'agir de telle ou telle façons, comme de la tenir serrée contre lui, n'étaient pas toujours présentes : il se trouvait des moments où il ne savait pas quoi faire. Heureusement, Ysabelia était là pour combler ces brèches.

En détaillant mieux l'expression d'Ysabelia, Kaleth fut surpris de deviner que le regard qu'elle lui portait était différent de celui que ceux qui le connaissaient lui adressaient habituellement. En effet, sous le regard d'Ysabelia, l'assassin elfe avait l'impression d'être dénué de passé ; était-il vraiment possible que quelqu'un le regarde pur l'elfe qu'il était, en faisant abstraction des actes que son métier peu reluisant lui imposait ? Visiblement, c'était possible, et il en avait un exemple flagrant. Pour Kaleth, c'était inespéré, et c'était une première : pour la toute première fois de sa vie, on le regardait simplement -et on l'aimait- pour ce qu'il était, sans se préoccuper de ce qu'il avait pu faire. C'était grisant, cette sensation d'être comme un homme nouveau, blanchi de son passé, libéré de cette page de son histoire qui venait de se refermer pour s'ouvrir sur un chapitre certainement plus heureux.

Kaleth finit par faire abstraction de toutes autres choses que le visage d'Ysabelia, absorbé par son regard scintillant, contemplant les étoiles qui brillaient dans ses yeux. Sa conscience alarmiste, au fond de lui, s'égosillait, hystérique, le mettant en garde contre une tentative de meurtre, contre des manigances et des dangers dont il ne se méfierait pas assez sur le moment... mais l'elfe ferma cette partie de son esprit : le moment était trop beau, l'instant était trop magique, pour perdre son temps en vaines méfiances. Et si c'était un rêve, eh bien il était suffisamment merveilleux pour être vécu pleinement. Un sourire de satisfaction profonde apparut sur le visage de Kaleth, reflet de son sentiment de plénitude. Alors, comme pour prouver que ce sentiment de sérénité était réciproque, il vit Ysabelia lui sourire en retour, preuve qu'elle devait partager son bonheur.

Alors, une impulsion intuitive, issue de son propre bonheur, le poussa à serrer Ysabelia contre lui, comme pour s'assurer qu'elle était bien réelle, et qu'elle n'allait pas s'évaporer d'un instant à l'autre. Alors, heureux comme il ne l'avait jamais été, il se pencha vers elle, confiant dans la réciprocité de leurs sentiments. Leurs lèvres s'effleurèrent, puis s'unirent tandis qu'il s'embrassaient langoureusement sous le ciel nocturne ; et par ce baiser, chacun des deux crut comprendre que l'autre avait besoin de lui afin de vivre heureux.

Fermant les yeux, Kaleth se laissa aller à son ardeur intérieure, cédant à ce besoin qu'il voulait satisfaire par cette nuit pluvieuse.

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Ysabelia
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MessageSujet: Re: [2011] Kaleth & Ysabelia    Jeu 10 Mar - 16:58

A l'instant où nos lèvres se frôlaient, je le senti exploser en moi: ce feu doux, ronronnant, mêlé d'une intensité brûlante qui fit grimper ma tension à une vitesse alarmante. Il me submergea avec une telle force que mes ultimes appréhensions à l'idée d'embrasser Kaleth s'envolèrent d'un coup, sapées par l'affolante montée d'adrénaline qui se répandait dans tout mon corps. Il m'était impossible de résister. Alors, pour la première fois de ma vie, je m'abandonnais totalement à une homme. Je me détendis entre les bras musclés de l'assassin, fermant les yeux, me laissant emporter par son baiser aussi tendre qu'enflammé. Je me sentais... bouillante de vie, ainsi blottie contre lui. Heureuse.

Et, plus merveilleux encore, lorsque nous nous séparâmes, je compris que lui aussi. Nos regards, pourtant si différents, exprimaient exactement le même sentiment de bonheur, nos visages les mêmes sourires rayonnants. Même, lorsque je levai ma main pour repousser une mèche de mon visage, elle rencontra celle de Kaleth, animée de la même intention. J'eus alors un petit rire, auquel il répondit par un sourire amusé, tandis que je reposai ma main sur son poitrail; le laissant caresser mes cheveux méchés d'argent.

Autour de nous, la nuit arnoréene était tellement silencieuse que je nous sentais seuls au monde. Mais sa présence suffisait à me combler plus que je ne saurais dire. J'étais la femme la plus heureuse du monde! En quelques minutes, mon passé avait volé en morceaux. Ce manque d'amour, cruel, qui m'avait tant faite souffrir n'était plus. L'assassin avait réussit à combler ce vide creusé par des siècle de solitude à une vitesse foudroyante... par la seule force de l'amour qu'il me portait.

Cette pensée m'arracha un soupir de bonheur; et je me blottie contre lui, reposant mon visage contre son torse parfait. D'ici, je percevais chacun des battements de son coeur, bercée par son souffle régulier alors que l'elfe enfouissait son visage dans ma longue chevelure. Je finis par fermer les yeux, pour mieux profiter de son contact, pour mieux le sentir tout contre moi. Cette sensation était magique et pourtant... une pensée toute autre me traversa l'esprit.

Lhunara! Qu'allait-t-elle penser? Peut-être se sentirait-elle trahie? Elle m'avait tirée des griffes d'une bande de voyous, m'avait fait confiance et m'avait soutenue dans mon adhésion à la Guilde, m'avait permis de rencontrer l'homme qui me tenait actuellement tout contre lui, m'avait offert son amitié... En somme, elle avait changé ma vie. Je lui devais énormément, et elle comptait à mes yeux comme une soeur pour qui j'aurais tout donné -Kaleth excepté. Dans tous mes moments de flou, elle avait été présente et depuis notre rencontre, nous ne nous séparions jamais. Lhunara était mon amie; mais aussi celle de Kaleth. Je savais qu'elle tenait beaucoup à lui, que leur amitié plus vieille que moi était précieuse à ses yeux. Je ne voulais surtout pas qu'elle imagine que je lui "prenne" son ami, ni qu'elle se sente mise à l'écart!
Mon amie elfe occuperait toujours la même place dans ma vie, la place d'une soeur à qui je pouvais tout dire et de qui je pouvais tout entendre. J'espérai seulement qu'elle comprendrait, et que jamais elle ne douterait de l'affection fraternelle que je lui portai.
Mais Lhunara n'était pas égoïste et n'avait jamais voulu que mon bien. Je crois même qu'elle aurait sourit de nous voir aussi heureux; puisque contrairement à ce que l'elfe pensait, elle était quelqu'un de bien.

Cette constatation me calma, et je revins brusquement à la réalité, auprès de Kaleth. Aussitôt, mes doutes s'envolèrent et toutes mes pensées se tournèrent vers l'assassin. Il n'avait pas bougé, je sentais toujours son souffle paisible contre mon cou, sa main dans la mienne. J'ignorai ce qu'il pouvait bien penser... Moi, je ne pensai plus qu'une chose. Une chose très complexe et simple à la fois, reflet de tout ce qu'il m'inspirait...
Les battements de mon coeur, ce sentiment de plénitude parfait, ce feu affolant qu'il déclenchait en moi par le moindre de ses contacts, ce bonheur inouïe qui me saisissait dès qu'il posait sur moi son regard amoureux, plein de tendresse et de bienveillance, cette impression de n'être heureuse qu'avec lui, qu'il était ma seule raison de vivre...
Cette kyrielle d'émotions qu'il éveillait en moi, je pouvais la résumer en quelque chose de très simple. Lui n'avait pas réussit, mais je pouvais le dire pour nous deux.

Deux mots, sept lettres.
Je serais à lui, il serait à moi.


"Je t'aime."
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MessageSujet: Re: [2011] Kaleth & Ysabelia    

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