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 L'épreuve (MJ attendu) [2011]

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Hurtir
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MessageSujet: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Mar 4 Jan - 22:11

Le matin arrivait et jetait sur les épais nuages bas une faible lueur dorée. Le temps était couvert, et ce n’était qu’une question d’heures avant que l’eau ne s’abatte en trombe des nuées sur une petite vallée encaissée, perdue dans les Monts Brumeux. C’était dans ce haut vallon, inconnu de presque tous, que s’était réuni le peuple des Dunlendings.

L’endroit était sûr et le paysage féérique. La vallée était très encaissée, d’environ deux cents mètres de largeur sur toute la longueur, qui elle s’étendait sur environ un kilomètre, à moyenne altitude, mais d’orientation Est-Ouest, légèrement inclinée vers l’Orient, l’astre diurne y prodiguait donc sa lumière pendant presque toute la journée, ce qui avait permis à cet endroit de développer une flore très riche. Mais la vallée était de ce fait très exposée aux puissants vents d’Ouest et d’Est, ce qui en faisait un endroit très venté, au climat instable et changeant, bien souvent nuageux ou pluvieux. Ce jour là, les nuages, d’une teinte allant du blanc cassé au charbon par endroit, offrait aux regards toutes les nuances de gris. Les hauts sommets déchiquetés dominant le vallon au Nord et au Sud se perdaient dans les nuées, y apportant la touche d’un blanc immaculé des glaciers et des neiges éternelles. Au pied des montagnes abruptes, de nombreux ruisseaux coulaient inlassablement, qui se transformaient en torrents mugissants lorsque les éléments se déchaînaient ou à la fonte des neiges, ils descendaient la vallée vers l’Est, formant un petit cours d’eau qui poursuivait son cours durant bien des lieues avant d’aller se jeter dans l’Isen. La vallée en elle-même était presque entièrement recouverte de conifères d’un vert très profond, qu’assombrissait encore plus l’ombre des nuages ce jour là, les rendant presque gris. Au centre, une clairière caillouteuse venait trouer les bois, son sol de pierre lissée par les intempéries avait préservé de l’avancée de la forêt cet endroit, tâche grise d’une centaine de mètres de diamètre.

De loin, le paysage semblait irréaliste.

Dans ce lieu de paix souveraine, que seul troublait parfois le fracas des déluges célestes, Hurtir ‘’le Terrible’’ avait à prouver sa valeur. Après avoir longuement palabré et cherché vainement un compromis, le conseil des tribus Dunlending avait fini par trancher. Greruth le sage, chef de la deuxième tribu du peuple de Dun par sa population masculine, avait déclaré, devant tous, que si le peuple de Dun devait avoir un roi, ce serait Hurtir, mais que celui-ci devait d’abord prouver qu’il était digne d’obtenir cette consécration, par une ultime épreuve qu’il lui avait imposée.
***


Plus d’une semaine s’était écoulée depuis le départ d’Hurtir de la vallée, qui allait au devant de son destin, plus sûr de lui que jamais, accomplir sa quête. Loin au Sud du vallon, un homme, seul, arpentait la vieille route du Sud, et approchait de la trouée de Rohan.

Je n’aurais pas pu refuser l’épreuve du vieux Greruth et prétendre au titre de roi. Le ‘‘sage’’ croyait ainsi par son défi me déstabiliser. Il était sûr que je refuserais, ou que je me ferrais tuer en essayant. En fait, il a joué un jeu bien dangereux, car j’ai décidé de relever le défi, et si je le remporte, plus personne ne pourra me contester le trône. En me proposant un choix qui ne pouvait entraîner que deux issues, le titre de roi incontesté ou la mort, il n’a fait que confirmer ce que je pensais déjà avant : j’étais celui qui allait unifier le pays de Dun, et mon règne rapporterait à mon peuple la gloire et la place dominante que sa supériorité exige.



Greruth m’avait dit : ‘’Puisque tu te dis si fort, et que tu prétends mener notre peuple entier dans un combat victorieux contre les Têtes de Pailles, il convient, afin de ne pas commettre la même erreur que par le passé avec le mage qui a mené beaucoup de membres de notre race à leur perte inutilement, de vérifier tes dires. Je te propose une épreuve. Si tu la réussis, tu seras roi, et nul parmi notre peuple ne contestera jamais plus ton autorité souveraine. Mais si tu refuses, nous resterons alors chacun de notre côté.

L’épreuve que je te propose est très simple, elle a l’avantage de tester en une fois toutes les choses que nous devons vérifier en toi : d’une part, ton courage et ta détermination a devenir notre roi. D’autre part, ta valeur comme combattant et ta haine des ‘’Forgoil’’. Enfin, elle te permettra d’avoir avec toi les attributs qui conviennent à un monarque.

L’épreuve, que tu dois accomplir seul dans son intégralité, consiste à te rendre en Rohan.

-Là, tu devras tuer au moins 7 rohirims, trois soldats, un capitaine, un vieillard, une femme et un enfant, et nous rapporter leurs têtes, ce qui prouvera que ta haine des voleurs du Nord n’a aucune limite et que tu es prêt à tout pour obtenir la royauté que tu convoites.

-Tu devras aussi trouver pour toi au moins deux choses, qui pourront accessoirement t’aider par ailleurs : un ou une esclave, et un cheval du Rohan.

-Enfin, pour ton peuple, tu devras aussi rapporter au moins 500 pièces d’or, que tu donneras à ton peuple à ton retour.

Acceptes tu ?’’

J’avais évidement accepté. Et j’arrivais maintenant en terre de Rohan, j’étais le premier homme de Dun depuis des siècles à avoir osé franchir la limite imposée aux nôtres par les voleurs du Nord à la suite de la défaite du mage. C’était surement un présage de la future reconquête, pensais-je alors.

Pris dans mes pensées, je me secouais la tête, car je savais qu’à tout moment, maintenant, l’épreuve pourrait commencer…

[PS: Je sais, l'épreuve est peu violente, mais on est dans le camp du mal ou on ne l'est pas...D'ailleurs mon DC Aranarth Lex (voir ma demande de métier pour plus d'explications) est dans le camp des bons, et généralement, je m'y met toujours.]
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Nienna
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Mer 5 Jan - 18:45

Hurtir parcourrait les vastes plaines du Rohan depuis plusieurs heures maintenant. Personne n'était, étrangement, en vue. Pas de fermes, de villages, d'humains ou de chevaux. Exactement comme si chacun se cachait dans un endroit secret, cherchant à échapper à quelque chose d'inconnu, mais en ayant la certitude qu'en dépendait sa propre vie. Une chappe de silence, pas même troublée par des cris d'oiseaux, laissait planer une atmosphère de danger, et ouvrait la porte à la paranoïa la plus basse et oppressante.
Pourtant, en apparence, tout était normal. Le ciel était d'un bleu étincelant, il n'y avait pas de nuages, le soleil brillait, l'herbe était verte... Mais c'était comme si personne n'était jamais venu ici auparavant. Comme si cet endroit n'avait jamais vu de présence humaine ou animale. De quoi effrayer les plus peureux, et mettre un certain coup au moral des plus courageux.
Alors que le Terrible passait à proximité d'une sorte de labyrinthe de pierres au sommet d'une colline, il vit enfin quelque chose qui déclenchait l'épreuve qui lui permettrait d'être le roi des siens sans contestations : une patrouille de douze rohirrims, tous à cheval, dont le premier de la file semblait être d'un grade supérieur. Ils sortaient d'un petit village à l'apparence prospère et tranquille qui se trouvait en bas de la colline, et se dirigeaient vers lui. Ils ne l'avaient pas encore vu, mais cela ne saurait tarder au vu de la vitesse de leurs chevaux. Aucun d'entre eux n'avait d'arc, ni de lance - très étrange, pour des cavaliers -, mais en cas de combat, Hurtir, quelque soit sa force et sa bravoure, n'avait que très peu de chances de s'en sortir vivant en restant à découvert. Le labyrinthe de pierres lui offrait une issue de secours, et pouvait éventuellement lui servir aussi s'il choississait de combattre.
Mais il avait encore une autre option ; rejoindre le groupe, à pied cette fois et visiblement constitué d'une quinzaine de civils, qui sortait en même temps du village. Si Hurtir était trop loin pour distinguer si les membres du groupes étaient des hommes, des femmes ou des enfants, et encore moins leur âge, aucun d'eux ne possédait une arme, s'il croyait les ombres que le soleil projetait sur le sol, l'absence d'un éclat qui aurait trahi du métal l'attestant. Ce groupe-là serait facilement atteignable, et ne lui ferait pas de résistance... Si toutefois Hurtir n'était pas repéré par la patrouille.
Le choix paraissait simple, mais ne l'était pas le moins du monde. D'un côté, un combat qui lui permettrait de se débarraser de la partie la plus dangereuse de l'épreuve. De l'autre, la possibilité d'accomplir la deuxième partie, voir peut-être même la troisième - après tout, peut-être que ces civils qui sortaient du village avaient de l'argent sur eux, même si la quantité à rapporter était sans doute trop grande pour être trouver sur une quinzaine de villageois.


[Bon, je reconnais que face à ton pavé c'est extrêmement court. Mais je préfère faire comme ça, tu as plus de possiblités]

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Hurtir
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Mer 5 Jan - 20:00

[Pas grave.]



Cela faisait longtemps, d'après la course du soleil, que je marchais sur les plaines de Rohan, les terres de nos ancêtres, ou les rohirrims avaient élu résidence. Mais depuis plusieurs heures que je marchais, découvrant pour la première fois les terres dont les sages parlaient, ces terres propices à l'agriculture et l'élevage, que les rohirims nous avaient volées et qu'aucun homme ou femme de ma race n'avait plus foulées depuis des siècles, je n'avais pas vu une seule âme qui vive, mis à part quelques insectes ici et là. Cette absence de vie dans cet espace, qui n'était pourtant pas hostile à l'installation humaine et à la vie, me troublait, et je restais perplexe face à un tel mystère, élaborant plusieurs hypothèses qui pouvait chacune expliquer ce manque.



‘’Peut-être, avais-je songé, que les rohirims ne sont plus sur leurs gardes, ou qu'ils ont déserté cet endroit, car plus loin, il y aurait encore mieux qu'ici? Ou peut-être le Rohan s'est-il dépeuplé à tel point qu'il soit presque vide par endroits? Une guerre était peut-être en cours, et les hommes partis combattre, ou une épidémie ravageait-elle le pays?’’



Dans tous ces cas, ce serait une aide providentielle pour mon objectif final, qui comprenait la reconquête, dans un futur plus ou moins éloigné en fonction des opportunités qui s'offriraient à moi, du pays de nos ancêtres. Mais, présentement, ce n'était pas une opportunité que de ne trouver personne, puisqu'il se trouvait ainsi dans l'impossibilité de remplir sa mission. Soudain, j'eu une pensée qui me semblait assez effrayante: Et si je m'étais trompé, et que je n'étais pas en Rohan? Et si, à force de vivre dans l'exil, ce que nous croyons être le Rohan n'était pas le Rohan, mais une plaine inhabitée, et que le Rohan était dans une autre direction, inconnue? Ce serait absurde, pensais-je, mais je pris néanmoins la résolution, si il n'y avait toujours rien dans cette direction le lendemain au soir, de rentrer et de faire part de ma découverte à mon futur peuple.



Je progressais inlassablement et toujours plus profondément dans la plaine verte à perte de vue. Ma hache, que j'avais prise à la main pour être prêt au combat à mon entrée en Rohan, était de nouveau rattachée à ma ceinture de corde grossière, mon bouclier de bois cerclé de fer solidement sanglé sur mon dos. Je les avais rangées depuis longtemps maintenant, ayant perdu tout espoir illusoire de tomber à l'improviste sur des humains, que je savais de toute façons pouvoir repérer de loin dans la plaine verte et ondulante, qui se déroulait tout autour de moi dans toutes les directions. Je vis alors à apparaitre à l'horizon, légèrement au Nord de ma trajectoire actuelle, une colline. Je me dirigeais vers elle, me disant que j'aurais peut-être plus de chances d'y apercevoir un village, car de la haut, j'aurais une vue plongeante sur tout les environs. Je l'atteignis en quelques temps.



Une espèce d'étrange labyrinthe de pierres coiffait la colline, comme une insolite couronne sur une tête chevelue et verte. Mais je ne m'attardais pas à ce détail. Enfin, en contrebas, s'offrait à ma vue un village habité, et mieux encore, une douzaine de cavaliers, sans armes de tir, ce qui était parfait. Une quinzaine de villageois formaient aussi un groupe qui sortait du village.



Immédiatement, je sus qu'il faudrait d'abord s'occuper des cavaliers, mais ceux-ci étaient trop nombreux pour que je puisse tenter de les affronter tous en même temps: j'aurais sûrement pu en tuer trois ou quatre, mais douze soldats, c'était bien trop, même pour le meilleur des combattants. D'autant que leurs chevaux ne m'auraient laissé aucune chance en terrain découvert, ils n'auraient eu qu’à charger et me faucher. Il fallait donc trouver rapidement une échappatoire, de manière à pouvoir leur enlever l'avantage de leurs chevaux, puis de les isoler. Et le seul couvert à proximité était le labyrinthe. Je sortis donc ma hache de ma ceinture, passais rapidement à mon bras mon bouclier, et, après m'être assuré que la patrouille m'ait remarqué, mais en tentant de rester hors de vue des villageois, pour pouvoir les surprendre ultérieurement, je m'enfonçais dans le labyrinthe de pierre.



Je restais caché près le l'entrée du labyrinthe, à portée de voix, afin de pouvoir écouter ce qu'allaient décider les soldats. Allaient-ils se séparer pour me rechercher? Me rechercher en restant groupés? Ou décider de passer leur chemin et de faire comme si de rien n'était en laissant un homme en armes, moi, derrière eux? Je vis arriver les cavaliers qui mirent pied à terre devant le labyrinthe, où ils ne pouvaient utiliser leurs chevaux, qui seraient plus gênants qu'autre chose. De l'angle où je les observais, je ne perdais rien de la scène, tandis qu'eux ne pouvaient pas me remarquer, à moins de savoir précisément où j'étais...



Qu'allait ordonner leur chef?
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Nienna
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Ven 7 Jan - 20:41

Hurtir avait bien réussi son affaire : il avait bien été repéré par les soldats, mais pas par l'autre groupe. Une chance étrange semblait le servir, chance qui allait frapper une nouvelle fois.
Il était placé suffisamment près de la patrouille rohirrim pour entendre ceux que ses membres disaient. Et il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que, si quelques-uns dont le capitaine semblaient tout à fait normaux, les autres étaient de grands attardés - à se demander comment ils pouvaient être aussi bêtes. Cela semblait impossible.
Pour le moment, le Terrible n'avait pas besoin de tendre l'oreille pour entendre ce que disait le capitaine de la patrouille, celui-ci s'égosillant tellement fort que même les habitants du village, en bas de la colline, devaient l'entendre distinctement.
"-Enfin, je vous dis et répète pour la cinquième fois qu'il faut que vous entriez, vous huit, dans ce terrain pierreux ! Ça ne dépasse quand même pas vos capacités de compréhension, si ?!
-C'est que, chef... hésita l'un des huit désigné par le capitaine.
-Quoi, abr... soldat ?
-On ne peut pas entrer sans nos chevaux, compléta un autre. Des cavaliers sont sur des chevaux, alors comment on va pouvoir faire si les montures ne peuvent pas passer ?"
Pendant un cours instant, l'assemblée crut que le capitaine allait l'étrangler. Mais finalement, il se reprit et dit, d'une voix mesurée, les yeux rivés sur le ciel et les mains enserrant la bride de son cheval :
"-Et bien c'est pour cela que vous n'êtes plus, à partir de maintenant, des cavaliers, mais des fantassins. Donc, vous pouvez entrer cherchez cet individu, maintenant."
Des airs ahuris lui répondirent, puis un se risqua à dire :
"-C'est quoi un individu ?
-C'est un homme, ab... soldat. Celui que nous avons vu il y a dix minutes environ. Qui avait l'air louche, tu te souviens ? Et vous autres aussi ? Vous entrez, vous le cherchez, vous le trouvez puis vous le ramenez. Il n'y a rien de plus simple, non ? Ou il faut que je vous l'écrive ?"
Les désignés partirent en secouant la tête. Vu leurs visages, ils ne savaient sans doute pas lire, et la proposition du capitaine tombait à l'eau. Les trois derniers soldats auprès de lui lui demandèrent visiblement des explications à voix basse - sans doute se demandaient-ils pourquoi de tels idiots étaient envoyés pour ce genre de travail. Mais Hurtir était trop loin pour entendre, et d'ailleurs il avait d'autres sujets de préoccupations.
Car, bien que visiblement assez idiots, les huits hommes envoyés se rapprochaient de lui, avec une discrètion à faire pâlir d'envie un Mûmakil. Même si il existait une chance qu'aucun d'entre eux ne soient un bon combattant, il y avait aussi le risque que l'un d'entre eux est une soudaine poussée d'intelligence. Et cela n'aurait pas arrangé ses affaires.

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Hurtir
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Ven 7 Jan - 21:50

Le vent soufflait sur la colline couronnée d’un labyrinthe de pierre, l’herbe verte et grasse ondulant comme une étrange mer verte qui se serait déchaînée, et sur le laquelle un bateau de pierre naviguait au sommet d’une énorme vague... Un peu plus loin, un village humain perçait, seul, la monotonie des plaines verdoyantes de cette partie occidentale du Rohan. Minuscules points noirs vus depuis l’azur étincelant, des hommes et des chevaux se trouvaient devant l’entrée du dédale coiffant le monticule. En y regardant mieux, on pouvait aussi voir d’autres points noirs, plus nombreux, explorer les couloirs de pierres, se mouvant apparemment sans vision globale.
***




Les huit hommes s’avançaient vers moi. Il aurait été idiot de les affronter ici, car, même sans leurs chevaux et avec l’effet de surprise et mon avantage sur eux au combat, je n’avais pas la moindre chance contre douze hommes réunis. Mais la chance était avec moi, car les soldats ‘’civilisés’’ qui avaient été envoyés à ma recherche dans le dédale de pierres semblaient n’être que des faibles, ramollis physiquement et aussi sur le point de vue de l’intelligence. Je les avais regardés un moment, en pensant avec justesse :

‘’Voilà sûrement la rançon de leur civilisation, à moins que… Non, c’est sûrement des spécimens moyens de leur race inférieure, ce qui prouve bien que les hommes de Dun sont appelés à dominer, car nous sommes naturellement supérieurs à ces Forgoil. Il y a en tout cas un coup à jouer.’’

Je savais qu’il serait relativement facile de perdre et de séparer ces misérables qu’on m’envoyait. Il suffisait de les amener suffisamment loin de leur chef dans le labyrinthe, chose qui s’annonçait facile, puis, là, de les séparer et de les tuer tous en temps voulu, car il était certain que le dédale les retiendrait un bout de temps avant qu’ils ne puissent revenir à leur chef. Mais il me vint une autre idée, complémentaire, qui devait me permettre, une fois les sbires supprimés, de m’occuper des autres sans trop prendre de risque, et en restant caché à la vue des villageois…

Mais il était temps de passer à l’action et de réaliser la première partie de mon plan. Prenant le temps de placer une pierre remarquable à chaque croisement, comme repère afin éviter toute mauvaise surprise en prévision du retour, je fis sur mon chemin beaucoup de bruit, facilement audible, même pour des hommes inférieurs tels que les Têtes de Paille. Puis, une fois arrivé à un croisement à quatre branches, suffisamment éloigné de l’entrée du terrain pierreux, où se trouvait le capitaine et le reste de ses hommes, en prenant bien garde d’être suivi de très près par tout les hommes, je pris le boyau qui s’enfonçait sur ma gauche, le plus étroit, et y parcourais une vingtaine de mètres, avant de me cacher derrière une sorte de saillie dans le mur, de sorte qu’on ne pusse pas me voir depuis l’intersection à quatre branches toute proche. Là, je pris la parole, criant mes paroles d’un ton barbare et qui était empli d’une haine séculaire, sachant que les hommes allaient arriver au croisement d’ici quelques secondes. Mon plan était simple, mais non pas fourbe, car j’aurais aussi pu les séparer et les tuer un à un sans qu’ils puissent me voir. Il fallait les séparer en plusieurs groupes distants d’une cinquantaine de mètres seulement, pour me laisser le temps d’en finir avec le premier d’entre les groupes avant que les autres n’aient le temps de rappliquer, mais pour que les autres groupes foncent quand même sur moi, dans le boyau étroit, ils ne pourraient de toutes façons pas utiliser leur supériorité numérique pour m’encercler. Si mes estimations étaient justes, et s’ils se séparaient en trois groupes, de deux, trois et trois, je pourrais en abattre un avec l’effet de surprise, plus son ou ses deux compagnons sans trop de difficultés. Après viendrait le véritable affrontement contre les cinq ou six autres, mais j’étais confiant dans ma supériorité écrasante, dans ce couloir étroit, ce ne serait pas, pensais-je un problème...

-Je suis tout près de vous, dans l’une des trois voies qui s’offrent à vous. Votre chef vous a dit de me ramener, venez me chercher. J’ai sur moi cent pièces d’or.

Ce mensonge était destiné à les exciter et à les rendre plus précipités. Je me préparais à frapper par surprise le premier qui se retrouverait face à moi, mon bouclier et ma hache tenus fermement dans mes mains sûres et fortes. Le combat était sûr le point de commencer, c’était certain, mais allaient-ils tomber dans mon piège ? J’allais l’apprendre dans quelques secondes seulement, ils arrivaient…
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Nienna
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Sam 15 Jan - 18:20

Si Hurtir avait bien préparé son plan, il avait toutefois sur-estimé la bêtise des huit soldats - bien que cela serait arrivé à braucoup de gens, au vu des maigres connaissances à sa disposition. En effet, qui donc aurait cru que les huit soldats resteraient ensemble ?
Ce n'était pas le plus malin à faire pour avancer, mais cela compensait leur absence d'habileté au combat. Les trois premiers, qui peinaient à avancer de front, aperçurent Hurtir a peu près en même temps, et voulurent s'élancer simultanément. Bien évidemment, quand on a les armures qui frottent contre les mures et les camarades, ce n'est pas la chose la plus intelligente. Toujours est-il que deux d'entre s'affalèrent par terre, et qu'un seul continua sa course. Ceux qui se trouvaient derrière lui virent alors l'adversaire, et commencèrent à accélérer à leur tour, bien qu'un peu plus prudemment que les deux assomés qui avaient l'air au pays des songes pour un petit moment.
Le premier assaillant était un adulte maigrelet malgré son importante armure. Il brandissait deux armes, une épée un peu trop longue pour lui et une lance, son bouclier bien sagement accroché dans son dos. Le fourreau de sa dague était, pour une mystérieuse et obscure raison, vide. Les cinq autres debout arboraient aussi des épées de mauvaise factures et des lances, hormis l'un d'entre eux qui avait eu la très bonne idée de sortir son bouclier et un autre qui essayait de sortir son arbalète - à moins que ce ne soit un arc. Bizarrement, ces deux-là et les deux par terre portaient de légères blessures qu'ils n'avaient certainement pas eu en tombant.
Acun d'entre eux ne paraissait très alerte ; Hurtir pouvait les entraîner à sa suite, mais leurs mystérieuses blessures, récoltées dans le dédale, étaient inquiétantes. Y avait-il quelqu'un - ou quelque chose - d'autre dans ce labyrinthe ? Il se pouvait que ces soldats soient suffisamment bêtes pour se blesser en tombant, mais il y avait aussi cette possibilité.
Un bruit semblable à des pas semblait venir de l'un des autres chemisn de la bifurcation. Une chose mystérieuse et encore inconnue, ou peut-être les autres soldats et le capitaine, qui avait peut-être envoyé les autres soldats en lieu et place d'appât, tandis que lui et les autres étaient l'hameçon.

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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Sam 15 Jan - 20:13

Le vent continuait à souffler sur la petite colline verdoyante au sommet couronné de pierre grisâtre. Le vent n’avait cependant aucune prise à l’intérieur de la couronne, qui était en réalité un labyrinthe obscur de pierre brute, dont on n’aurait pu dire s’il avait été taillé par l’homme, ou s’il s’agissait des derniers vestiges d’une montagne qui surplombait autrefois l’actuel monticule couvert de cheveux verts, montagne qui aurait été formée de roches plus dures que celles de la colline, et que le temps et l’eau avaient creusés. Rares était les créatures qui s’y aventuraient, car les pierres stériles n’avaient rien d’attrayant pour les animaux et les insectes, en quête de nourriture ou d’un abri sûr, ou pour les habitants du village proche qui n’y avait rien à faire. Du fait de cette absence de vie, le lieu semblait presque sacré.

Si un homme sensible été entré dans ce lieu, nul doute que l’atmosphère qui y régnait l’aurait épouvanté, tant elle était propice à susciter l’imagination. Le voyageur qui s’y aventurait était entouré de hautes murailles de pierre grise naturelle, il s’enfonçait dans cet endroit mystérieux en ayant l’impression de laisser derrière lui sa vie, et d’entrer dans un étrange sanctuaire hors des limites du réel, détaché du monde extérieur. Le moindre son était amplifié et répercuté à l’infini dans les longs couloirs, l’écho étant toujours plus faible, et le son semblant être dénaturé au fur et à mesure des échos, de sorte qu’on ne pouvait pas identifier distinctement son origine, et que l’imagination du voyageur lui faisait rapidement passer ses propres sons pour des bruits inquiétants provoqués par on ne sait quel monstre mythologique que l’on pouvait facilement imaginer dans un tel lieu. Le vent qui soufflait souvent sur la colline rendait l’endroit encore plus effrayant, puisque l’on pouvait y entendre le souffle puissant de l’élément, mais jamais le sentir sur sa peau…

En cette fin d’après midi, toutefois, on pu entendre des échos inhabituels résonner dans les couloirs de pierre. A l’intérieur du sanctuaire gris se jouait une tragédie…
***




J’avais sous-estimé mes adversaires sur le plan de l’intellect, mais pas de beaucoup. Deux d’entre eux s’étaient rentrés dedans en voulant m’assaillir, laissant le troisième assaillant seul en avant, à quelques mètres de ses compagnons qui n’allaient pas tarder à s’approcher eux aussi. Ma hache était bien en main, l’homme qui chargeait n’était plus qu’à trois mètres de moi, mon bras puissant se leva, prêt à frapper, l’homme n’était plus qu’à deux mètres, mon bras droit commença à se déplier avec force, ma hache prenant la direction de sa poitrine, tandis que l’homme levait ses armes. Un mètre, ma hache rencontra la poitrine de l’homme à une vitesse folle, amplifiée encore par la course de l’homme, tandis que le soldat commençait à allonger ses bras pour me frapper. Trop tard. Le sang avait jailli en fontaine de son corps, tandis que ma hache avait fendu son armure, sa chemise et son sternum, s’enfonçant encore de trois bons pouces dans son corps. Le soldat avait été stoppé net dans son élan, ses mains avaient lâché ses armes, ses yeux exprimé une intense douleur tandis que l’homme hurlait et que le liquide de ses veines se répandait abondamment sur le fer et le manche de ma hache, avant d’aller se répandre sur le sol de pierre. Fixant mes yeux dans les siens, affichant clairement ma haine sur mon visage taché de son sang, je retirais d’un coup ma hache de son corps, qui s’effondra au sol, flasque et immobile à jamais.

Ses camarades arrivaient, visiblement horrifiés par tant de violence et de haine, mais peu m’importait maintenant leur nombre, le massacre avait commencé, et l’on allait bientôt savoir qui d’un Dunlending ou d’une troupe de misérables Forgoil allait triompher. Je me saisis rapidement de la lance du mort, et la projetais avec force sur l’homme le plus proche, tout en chargeant sur eux. Le soldat para aisément la lance, mais ne put éviter le coup de hache porté avec une telle violence qu’il fendit son casque comme s’il était en papier et lui ouvrit le crâne, s’y enfonçant d’une dizaine de centimètres. Puis je dégageais rapidement ma hache de la tête de mon défunt adversaire au prix d’un effort tant elle était enfoncée profondément. Une nouvelle fois, un cadavre tomba au sol, y répandant du liquide vermeil. Mais je ne perdais pas de temps à contempler mes victimes tomber, et me tourna vers les trois soldats restant encore debout, qui couvraient le quatrième en train de charger son arme.

Le spectacle de Hurtir massacrant avec une rare violence était terrifiant, sa manière de combattre misant autant sur la force brute à chaque coup que sur son habileté à manier la hache, ce qui causait des blessures extrêmement profondes et impressionnantes, capables chacune de tuer un cheval. Le défaut de cette technique était que retirer la hache des corps demandait une grande force physique, mais cela, Hurtir l’avait. Dans sa jeunesse, les anciens lui avaient souvent reproché qu’il ne servait à rien de frapper si fort pour tuer un homme et qu’il gaspillait son énergie, mais il ne les avait pas écoutés, étant parmi les plus forts et les plus endurants, d’autant que l’impact psychologique de telles blessures sur les camarades des morts était important.

Toutefois, même dans les affrontements les plus rudes, je gardais toujours une partie de moi en alerte, afin de ne pas succomber à la fièvre du combat qui poussait à ignorer les pires dangers et à se jeter dans les pièges les plus grossiers. Un son venant du croisement en face de moi et dans le dos des soldats restant me mit en alerte. Dans le même temps, je continuais à me battre avec les soldats restants. Sans compter les deux hommes à terre, il en restait quatre. Ma hache para le coup d’un d’entre eux, puis je frappais d’un grand revers de ma hache qui obligea les trois hommes à reculer. Je souris de ma supériorité, le carnage ne faisait que commencer.

Qu’allaient faire les trois hommes restants ? Tenter de fuir en retournant vers le carrefour et en abandonnant leurs deux camarades sonnés, ou couvrir le quatrième qui chargeait son arme de tir ? Quelle était l’origine des bruits qui arrivaient du carrefour ? Un nouvel adversaire allait-il entrer en jeu ?

Je ne me posais pas ces questions, car la joie de la bataille m’emplissait.
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Nienna
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Dim 16 Jan - 18:32

Les hommes survivants ne se demandaient pas s'ils devaient fuir ou s'ils devaient protéger leurs camarades. Non, pas du tout. En vérité, isl étaient trop abasourdis par la peur pour réagir. Ils restaient là, debouts, comme des arbres et avec encore moins de neurones en activité.
Quelque chose changea légèrement la donne ; les deux assomés se réveillaient du pays des songes. Et bien qu'ils n'aient pas vraiment l'air frais et bien éveillés, leur vue redonna un semblant de courage et de volontés aux trois autres soldats, qui s'élancèrent au combat contre Hurtir. Le quatrième debout, lui, avait finalement préparé son arme - c'était bien une arbalète, ce qui n'arrangeait pas les affaires d'Hurtir, du moins si cet homme savait viser - et tira deux flèches d'affilés dans la direction du Dunlending. Puis il recula prudemment de quelques pas, rechargea son arme et tira trois autres flèches à la volée;
Pourtant, c'était au total huit flèches que tirèrent des Rohirrims au total : car les autres soldats rentraient maintenant en jeu, deux derrière leurs camarades attardés, et deux autres, dont le capitaine, derrière Hurtir. Ces quatre-là possédaient des arcs ; ils tiraient d'assez loin pour le moment, et s'ils étaient sans défense en cas de corps à corps, le Dunlending était bien trop loin pour pouvoir les atteindre avant qu'ils n'aient pris leurs armes. En outre, si les huit premeirs étaient loin d'être bons, les autres avaient l'air bien plus expérimenté et doué dans le maniement des armes.
Il y avait toutefois toujours un autre bruit, venant cette fois de la droite d'Hurtir. Il y avait autre chose dans le labyrinthe de pierres... Quelque chose qui n'était sans doute pas amical, lui aussi - mais cette fois pour tout le monde. Et quelqu'il soit, il avait l'air, au bruit de ses pas - ou pattes ? - assez massif.
[C'est au MJ de décider si tu tue ou non tes adversaires, normalement. Je laisse pour cette fois mais fais attention, même si tu reste dans quelque chose d'assez réaliste ça ne serait pas équitable par rapport aux autres membres.]

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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Lun 17 Jan - 21:01

[Oui, effectivement, n'étant pas nouveau j'étais déjà au courant de cette règle Wink , mais j'ai pris sur moi de tuer deux adversaires car ce n'était pas irréaliste et que cela donnait un peu de vivant au RP, sans enlever ses possibilités au MJ. Qu'on me pardonne cette dérogation faite sciement, certes, mais non dans le but de profiter ou de m'avantager face aux autres joueurs. Je crois, d'ailleurs que même parmi nos meilleurs Rpistes (que je ne citerai pas), cette pratique est parfois de mise pour des situations particulières, c'est pourquoi je demande la célemence du MJ pour cette fois Smile .]



La situation commençait à m’échapper, mais jamais un vrai dunlending n’aurait cédé, et certainement pas moi. Seuls des faibles comme ces rohirims se seraient rendus dans ma position. J’allai leur montrer la vraie supériorité des hommes de Dun, quitte à y laisser ma vie. Nombre des nôtres étaient morts de cette façon : assaillis et submergés lâchement par la masse des faibles. Ces ‘’civilisés’’ ignoraient pourtant tout des valeurs du combat, de la force, du défi d’un combat, et c’était pourquoi ils étaient si faibles et avaient toujours besoin du nombre pour vaincre, s’enfuyant en hurlant de terreur et en abandonnant leurs armes s'ils étaient dominés, en nombre ou en force. C’était d’ailleurs pour cela que ce peuple élevait tant de chevaux : ces montures rapides compensaient leur faiblesse et leur permettait de fuit plus rapidement au besoin. D’autant qu’ils pouvaient lâcher des flèches depuis leur dos sans risquer leur peau, en s’éloignant dès que l’ennemi approchait.

Toutefois, l’heure n’était pas aux réflexions. Mon bouclier et leur maladresse m’avaient jusqu’à présent protégé des flèches et des carreaux, mais il fallait faire vite, car cette situation ne durerait certainement pas indéfiniment. A tout moment, une flèche, ou pire, un carreau d'arbalète, pouvait m'atteindre. Mais je savais pouvoir compter, au moins pour un moment, sur un atout, même si j'ignorais tout de cet atout, depuis sa nature jusqu'à l'instant où il allait rentrer en jeu. Cette chose dont j’avais maintenant conscience pouvait effectivement entrer dans la danse n'importe quand, et s’attaquer aux soldats, qui comme ils m’encerclaient, formeraient une sorte de barrière humaine entre moi et la chose. Au fond de moi, je sentais que cette ‘’bête’’ n'allait pas tarder à faire son apparition. Mais dans un affrontement, il ne faut jamais compter sur la chance ou sur l’intervention d’un tiers. La seule chose sur laquelle on peut vraiment compter, c’est sur soi. Je me jetais donc sur mes adversaires les plus proches, à savoir les six sbires attardés et leurs deux pairs plus conventionnels. Je recherchais le corps à corps bestial, afin de faire jouer ma force supérieure et mon agressivité d’homme supérieur envers des esclaves révoltés. Mais surtout pour dissuader les soldats qui ne seraient pas engagés de tirer, de peur de blesser leurs camarades. Vu leur supériorité numérique, même les six imbéciles et leurs deux comparses auraient pu me maîtriser, mais pour cela, il leur aurait fallu affronter leur peur de mourir. Je jouais mon va-tout sur ma force physique et la bestialité de mon assaut pour arriver à briser leur discipline de pacotille et semer un vent de panique dans leurs rangs. S'ils commençaient à paniquer, je n'aurais alors aucun mal à les tuer un par un pendant qu'ils fuyaient, même si un ou deux d'entre eux auraient alors le temps de ‘’prendre le large’’. Quand à la ‘’chose’’, si elle devait se manifester, je pensais pouvoir aviser en temps utile. De toutes manières, lors d'un combat, celui qui pense trop à l'avenir ne survit jamais assez longtemps pour le voir arriver...
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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Mar 10 Mai - 15:16

Quel était cet être furieux et puissant qui les assaillait si brutalement ? Un être humain, ou un animal ? Comment savoir... La force émanant de lui aurait fait reculer nombres d'adversaires, exceptés ceux se sachant bien plus rapide et ceux trop bêtes pour comprendre que, parfois, il vaut mieux songer à sa peau qu'à quelque hypothétique légende racontée dans un royaume, le soir, au coin du feu.
La vie, elle nous sert. Quand on est mort, une légende ne nous apporte rien.
C'est ce que pensait les deux soldats dotés de neurones. Aussi, s'étant habilement retranchés derrière leurs camarades, ils porfitèrent de l'assaut d'Hurtir pour reculer en toute discrétion "à l'abri" et utiliser leurs armes de lancer, des couteaux. Ils n'en possédaient toutefois qu'un chacun, et leurs tirs n'avaient ni la précision ni la force des maîtres de cet art.
Leurs quatre comparses, eux, reculèrent d'un pas pour amortir le choc brutal de la rencontre, mais repartirent aussitôt au contact. Ils n'avaient pas de réelles capacités, ni de connaissances, pas même de rudiments, dans l'art militaire. Ce qui, paradoxalement, les rendait presque aussi dangereux. Après tout, on peut prévoir la feinte d'un maître, sans pour autant être sûr de l'arrêter ; mais comment savoir ce qu'un individu "impie" dans cet art va bien trouver à répliquer ? Là, les quatre militaires portèrent des coups d'épées comme un bucheron fend un billot de bois étendu au sol. Séparement, ce n'était pas un problème, mais Hurtir ne pourrait pas bloquer tout les coups.
Derrière, deux des soldats avaient abandonné leurs arcs pour s'élancer vers leurs camarades, dans le but avoué de leur prêter main-forte. Les deux autres relancèrent plusieurs salves de traits, virtuellement mortels pour la cible visée.
Et, encore plus loin, le bruit s'intensifia. La chose le produisant restait invisible, mais elle se rapprochait. Il s'en faudrait encore au mieux - ou peut-être au pire - d'une poignée de minutes avant qu'elle n'apparaisse et prenne, peut-être, une part au combat et le fasse basculer d'un côté ou de l'autre.

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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Mar 10 Mai - 20:34

Cette fois, ce n'étaient ni des bruits métalliques, ni des hurlements d'épouvante, ni même des ordres hurlés par un quelconque militaire excité qui retentirent au sommet de la colline verdoyante surplombée par sa couronne de granite. Ce n'était pas non plus le doux bruit de la pluie tombant sur la pierre, ni le crépitement d'un feu de broussailles ou la plainte d'un zéphyr. Ce son que le vent porta, inutilement, jusqu'aux nuées célestes, ce fut les cris d'une bête. Le labyrinthe, tel celui de Cnossos, ville du roi Minos, renfermait-il donc un mystérieux ''minotaure''? Si c'était le cas, un observateur extérieur posté en contrebas, qui aurait pourtant été, n'auraient été les sons, touché par la beauté et la sérénité du lieu, ne tarderait pas à se demander, une fois alerté par le bruit, ce que pourrait être le monstre, d'où il venait, comment il s'était retrouvé ici, qui l'avait engendré... Mais pour les quelques humains pris dans les tragiques événements qui se déroulaient dans le dédale, ces questions importaient bien peu.

***


La situation ne s'améliorait guère, elle empirait même. Mais je n'étais pas encore réellement passé à l'action, et ils allaient voir ce qu'un homme supérieur, représentant parfait de la race parfaite des Dunlendings, valait, c'est à dire nombre des leurs... Deux dangers principaux me menaçaient. D'abord, le plus imminent était les épées des sbires mentalement arriérés. Ils ne frapperaient pas tous, c'était déjà ça, car certains d'entre eux étaient en train de se relever, et que l'étroitesse du couloir ne leur permettrait pas de profiter au maximum de leur supériorité numérique. Mais les quelques hommes qui pourraient frapper pendant la charge pouvaient potentiellement faire beaucoup de dégâts avec leurs armes. C'était un risque extrême, qu'un combattant, fut-il le meilleur, ne doit jamais sous-estimer. Le danger qu'elles représentaient n'était, heureusement, que très temporaire. Car, une fois au corps à corps, elles ne serviraient plus à rien et les gêneraient même, ce qui représenterait potentiellement un avantage de plus pour moi, de sa technique, de ma vitesse initiale, due à ma charge, de mon mental sûr de ma domination et de ma force physique supérieure. Même à deux contre un, et contre des hommes normaux, je ne doutais pas de pouvoir facilement les vaincre assez facilement dans un combat de ce type, tant j'avais d'avantages de tout acabit pour moi.

Le second risque, moindre, était représenté par les tirs des archers au loin, ainsi que par les deux hommes aux couteaux de lancer. Les flèches, certes, n'avaient que peu de chance de m'atteindre, surtout compte tenu de la précision dont les tireurs avaient fait preuve jusqu'à présent, d'autant qu'il leur serait presque impossible de me tuer en avec des flèches, mais le risque d'une blessure handicapante était toujours là, réel. Il en allait de même pour les deux hommes aux couteaux de lancer. Sur le point des archers au moins, mon plan rudimentaire commençait à porter ces fruits. Les tireurs avaient lâché leurs arcs pour ne pas risquer de blesser leurs camarades, sûrement, et allaient venir dans un combat plus rapproché. Cependant, ils ne représentaient aucune menace, même potentielle, pour l'instant, étant encore bien loin. La menace des hommes aux armes de jet, était par contre, elle, à prendre au sérieux. Mais j'étais déjà dans l'élan de ma charge, à cet instant ou l'on sait que l'impact est imminent. A cet instant où nombre de combats se gagnent ou se perde.

Devais-je renoncer à ma charge devant le grave danger des épées et, plus relatif, des projectiles? ¨Peut-être certains se seraient-ils arrêtés à ma place... Mais pour quoi faire? Je n'avais pas d'autres options que cette attaque. Toutefois, je sus minimiser les risque en m'adaptant à la situation. Ma hache, qui m'aurait été inutile dans le combat au corps à corps (c'est à dire à des distances où les seules armes valables sont les dagues et le corps des protagonistes, et ou des armes pour un combat normal, comme les gourdins, haches, épées et autres ne font que gêner leur propriétaires sans pouvoir leur servir), que je m'apprêtais à engager avec l'impact, ma hache, donc, je la projetais dans la direction des soldats juste avant d'être à la portée de leurs épées, ainsi que mon bouclier, quelques instants plus tôt. Si, comme je l'escomptais, ils paraient de leurs armes les projectiles, ils ne seraient pas en mesure de frapper avant qu'il ne soit trop tard, que l'impact se produise et que la lutte au corps à corps commence. Je n'espérais même pas en tuer un avec de tels armes de jet improvisées, d'autant que je les avais jetées sans m'arrêter dans ma course, mais il était probable qu'un homme normal pare une telle attaque, alors avec de tels idiots, leur réaction était presque certaine.
Et puis, qui savait si un coup de chance, sur lequel je ne comptais pas, n'allait pas m'arriver, et ma hache en tuer un?

De toutes manières, une fois que mon bouclier, puis mon arme eurent quitté mes mains, tandis que je fonçais, tête en avant, et bras prêts à frapper dès l'impact passé, droit vers le ventre du plus proche des soldats. Je savais que l'impact suivrait dans la seconde. J'allais être fixé...

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MessageSujet: Re: L'épreuve (MJ attendu) [2011]   Aujourd'hui à 22:02

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